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Moins d'écoles publiques sélectives, souhaite le ministre Roberge

Gros plan de profil sur les mains d'élèves du secondaire qui écrivent dans leurs cahiers ou textent sur leur téléphone, en classe.

Les programmes particuliers sont des concentrations ou profils axés sur les sports, les arts ou les sciences, par exemple, qui permettent aux élèves de consacrer un plus grand nombre d'heures à ces disciplines.

Photo : iStock / Lincoln Beddoe

La Presse canadienne

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, aimerait qu'il y ait moins d'écoles publiques sélectives, comme celles qui offrent des programmes particuliers de sport-études, lesquels sont souvent assortis d'une facture pour les parents.

Il veut voir plus d'écoles publiques avec des programmes spéciaux qui seraient ouverts à tous les élèves, quel que soit le quartier où ils habitent et quels que soient leurs résultats en français.

J'ai l'ambition qu'il y en ait moins dans les prochaines années de ces programmes sélectifs.

Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation

Le ministre a fait cette déclaration en marge d'une conférence à laquelle il participait avec le ministre français de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, organisée par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

Les programmes particuliers sont des concentrations ou profils axés sur les sports, les arts ou les sciences, par exemple, qui permettent aux élèves de consacrer un plus grand nombre d'heures à ces disciplines par rapport à un programme régulier. Ils requièrent souvent des examens d'entrée.

Ces écoles s'ajoutent aux écoles publiques régulières et privées subventionnées. Des experts ont dénoncé dans le passé la création de ce système scolaire à trois vitesses.

Le ministre Roberge dit vouloir offrir un maximum à tous les élèves. Mais surtout, selon lui, il y a une autre façon de faire les choses.

Il mise sur le déploiement du parascolaire gratuit dans toutes les écoles publiques secondaires : il envisage cinq heures par semaine d'arts, de science, de sport et de toutes sortes d'activités culturelles. La mise en oeuvre de cette initiative a débuté cette année, dit-il.

Je suis convaincu que ça va être un vrai facteur d'inclusion. Parce qu'on n'aura plus besoin d'inscrire nos jeunes dans un programme spécifique pour avoir un enrichissement.

Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation

Quant aux écoles publiques à vocation particulière, il a indiqué que son ministère est en train de réaliser un portrait de la situation, comprenant un relevé des frais facturés aux parents. Cela sera rendu public et sera très transparent, a-t-il promis.

Va-t-il diminuer le financement de ces écoles publiques dotées de programmes spéciaux qui envoient malgré tout des factures aux parents? Mon intention n'est pas de m'attaquer à ce qui marche, mais de réparer ce qui ne marche pas, a-t-il répondu.

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