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Arrêt du déversement de lixiviat dans le lac Memphrémagog

Le lac Memphrémagog

Depuis des années, Memphrémagog Conservation Inc milite pour que le lixiviat ne soit plus déversé dans le lac.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Radio-Canada

Depuis samedi dernier, l’usine de traitement d’eau de Newport, aux États-Unis, ne déverse plus de lixiviat dans le lac Memphrémagog. Un soulagement qui pourrait être de courte durée pour les militants estriens.

Le 24 juillet 2019, l’Act 250, dont la mission s’apparente à celle du BAPE au Québec, a décrété que Casella Waste Systems ne pouvait plus traiter le lixiviat provenant de son dépotoir de Coventry dans le bassin versant du Memphrémagog. L’entreprise avait jusqu’à la mi-octobre pour s’y conformer. 

Le président de Memphrémagog Conservation inc. (MCI), Robert Benoît, apprécie la victoire, alors que son organisme se battait depuis des années pour que le déversement du lixiviat soit interrompu. Ces batailles-là [...] on les gagne par petites étapes. C’est une étape importante qu’on vient de franchir, dit-il. 

Robert Benoit demeure toutefois aux aguets, l’entreprise américaine ne compte pas en rester là. Selon lui, Casella Waste Systems a déjà déposé un document de plusieurs centaines de pages dans lequel elle demande de pouvoir recommencer à traiter le lixiviat dans l’usine de Newport, prétextant qu’il s’agit de la meilleure option pour eux. 

Cette entente est fragile. Nous allons demeurer très vigilants dans les prochaines semaines et mois. J’en ai interpellé tous les politiciens, nouvellement élus ou autres, à garder un oeil bien ouvert.

Robert Benoit, président Memphrémagog Conservation Inc.

Le président de MCI souligne qu’il y a déjà eu deux arrêts de déversement de lixiviat par le passé. La compagnie devra être entendue à nouveau par Act 250 et prouver qu’elle détient les équipements adéquats pour traiter les matières dangereuses provenant du « jus de poubelle ». 

La mairesse d’Austin et présidente du comité du développement durable de la MRC Memphrémagog, Lisette Maillé, croit que l’entreprise agira rapidement. C’est très coûteux pour l’entreprise d’aller faire traiter ses eaux de lixiviat ailleurs, souligne-t-elle.

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