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Démolition de l’église d’Attawapiskat : les problèmes déjà présents il y a trois ans

Une église et son presbytère.

Deux rapports d'ingénieurs ont noté des problèmes importants à la structure de l’église Saint-François-Xavier à Attawapiskat.

Photo : Radio-Canada / Claude Gagnon

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L’église d’Attawapiskat, sur la côte ouest de la baie James, passera sous le pic des démolisseurs après avoir dû fermer ses portes la semaine dernière pour des raisons de sécurité.

L’évêque du diocèse catholique de Hearst-Moosonee, Mgr Robert Bourgon, a indiqué que l’église Saint-François-Xavier avait de gros problèmes structuraux.

Il y avait aussi une odeur constante, le rapport des ingénieurs ayant noté que l’église n’était pas raccordée aux égouts du village.

L’église avait été construite par les anciens de la communauté.

Un homme dans une soutane rose foncé.

Selon Mgr Bourgon, la communauté souhaite reconstruire un nouveau lieu de culte à Attawapiskat.

Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

Malgré un sentiment de perte, Mgr Bourgon croit que la construction d’une nouvelle église pourrait ramener de l’espoir.

Les édifices ont un pouvoir rassembleur et les églises sont un symbole d’unification. C’est un coup dur, mais en même temps, l’on ne peut se permettre de laisser les gens pénétrer dans l’enceinte, sachant que c’est dangereux.

Une citation de :Mgr Robert Bourgon, évêque du diocèse de Hearst-Moosonee

Selon Mgr Bourgon, la plupart des paroissiens sont en faveur de la reconstruction, qui pourrait toutefois coûter des millions de dollars.

Nous (le diocèse) n’avons pas tant d’argent pour rebâtir. Il faudra ramasser des fonds. C’est dispendieux, car il est difficile de transporter des matériaux là-bas. C’est plus efficace d’attendre l’hiver avec les chemins de glace, explique Mgr Bourgon.

Un vitrail qui montre une oie en plein vol.

Ce vitrail installé en 2012 avait été imaginé par un couple d’Attawapiskat.

Photo : CBC/Megan Thomas

Les vitraux et autres objets de culte ont été retirés, puis entreposés.

Les deux prêtres qui desservent Attawapiskat ont été relogés.

Les messes sont célébrées ailleurs.

Un problème persistant

La communauté d’Attawapiskat sait depuis au moins trois ans que l’église Saint-François-Xavier a besoin de réparation.

Mais le diocèse ne pouvait rien faire, dit Mgr Bourgon.

Ce n’est pas facile d’avoir la coopération du monde quand la bâtisse est dans un tel état de décrépitude. Mais c’est cela qui est arrivé [...] C’est dommage, mais c’est la réalité, a-t-il expliqué.

L’évêque du diocèse de Hearst-Moosonee dit qu’Attawapiskat n’est pas la seule à faire face à ce genre de défi.

D’autres communautés autochtones ont dû rebâtir leur lieu de culte.

Certaines églises sont en meilleur état. Celle de Fort Albany a été refaite, car elle avait été détruite par un incendie. À Peawanuk, c’est le conseil de bande qui a reconstruit l’église et à Moosonee, des travaux de réparation ont été faits pour embellir la cathédrale, raconte-t-il.

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