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Halloween : l’excès de sucre ne serait pas responsable de la surexcitation des enfants

Un garçon d'environ 12 ans tire un long morceau de gomme à mâcher.

La grande consommation de sucre n'est pas responsable de l’humeur agitée des enfants à l'Halloween, rappelle un expert.

Photo : iStock/Pixabay

Nora Chabib

Contrairement aux idées reçues, la surconsommation de sucre le soir du 31 octobre ne serait pas responsable de l'humeur agitée des petits montres, sorcières, fantômes ou superhéros, rappelle un expert de la santé.

La consommation de sucre risque d’atteindre son paroxysme le soir de l’Halloween et pour bien des parents, l'aliment est à blâmer pour l'état de surexcitation qu'ils observeront chez leurs tout-petits lors de la soirée d'épouvante.

Or, l’endocrinologue André Carpentier, du CHU de l'Université de Sherbrooke, dont les recherches sont reconnues dans le domaine du diabète, explique que ce n'est pas l'excès de sucre qui cause l'agitation des enfants à cette occasion, mais plutôt le contexte dans lequel ils consomment le sucre en grandes quantités.

Trois enfants d'âges différents sont déguisés en lion, en papillon rose et en sorcière.

Distribution de bonbons à des enfants le soir du 31 octobre.

Photo : Reuters / Mark Makela

Selon M. Carpentier, l’exposition des enfants à certains types de musique et à une multitude de couleurs peut notamment jouer sur l’excitation.

Effet sur l'humeur?

Selon une récente étude publiée par trois universités européennes, l'Université de Warwick et de l’Université Lancaster au Royaume-Uni et de l'Université Humboldt de Berlin, la consommation de sucre ne tend pas non plus à avoir d'effet positif sur l'humeur, quelle que soit la quantité de sucre consommée.

Dans la publication, le directeur de l'étude, Konstantinos Mantantzis, soutient que l'idée selon laquelle manger du sucre permet d'améliorer le moral est un mythe et que consommer des boissons sucrées ne permet pas de devenir plus alerte ou de lutter contre la fatigue.

Comme l’affirme le titulaire de la Chaire de recherche GlaxoSmithKline (GSK) sur le diabète de l’Université de Sherbrooke, André Carpentier, les personnes qui ont consommé trop de sucre vont plutôt se sentir fatiguées et apathiques.

Les chercheurs des trois universités comptent sur les résultats de leur étude pour éclairer les politiques de santé publique visant à réduire la consommation de sucre.

Une jeune fille louche devant la cuillerée de sucre qu'elle mange alors qu'elle est entourée d'aliments sucrés.

L'OMS évalue la dose idéale de sucre à ne pas dépasser à 6 cuillères par jour.

Photo : getty images/istockphoto / Saturated

De son côté, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande de ramener l’apport en sucres ajoutés (incluant les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops, les jus de fruits et les jus de fruits concentrés) à moins de 10 % de la ration énergétique totale chez l’adulte et l’enfant, précisant qu’il serait encore plus bénéfique pour la santé de la réduire à 6 cuillères à thé par jour.

Colombie-Britannique et Yukon

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