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Husky Energy nie tout lien entre ses licenciements et l'élection fédérale

L'extérieur d'un édifice de Husky.

Pendant ce dernier trimestre, Husky a réalisé un bénéfice de 273 millions de dollars, soit une baisse par rapport à celui de 545 millions réalisé l'an dernier durant la même période.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Katrine Deniset

Alors qu'elle publiait, jeudi, les profits de son dernier trimestre, la pétrolière Husky Energy a maintenu le mystère quant aux récents licenciements annoncés par l'entreprise. Son président directeur général a toutefois indiqué que toute hypothèse suggérant un lien entre l'élection fédérale et les pertes d'emplois est « absurde ».

S'il y a eu une réduction des effectifs à Husky, c'est pour « mieux répondre au programme de l'entreprise pour baisser les dépenses en capital », selon Rob Peabody. La décision n'a rien à voir avec la politique, soutient-il, même si des analystes du secteur pétrolier et gazier supposaient que la victoire libérale de lundi nuirait à l'ensemble du secteur.

Nous sommes prêts à collaborer avec n'importe quel gouvernement, au provincial comme au fédéral, même si c'est normal que nous soyons en accord ou en désaccord avec certaines décisions prises par les gouvernements.

Rob Peabody, PDG de Husky Energy

Sans pointer du doigt un parti politique, M. Peabody a tout de même tenu à préciser qu'il sera difficile d'investir en Alberta, tant et aussi longtemps qu'il y existera une restriction de la production de pétrole. Le programme de rationnement pour les producteurs pétroliers a été lancé par le gouvernement Notley et soutenu par le gouvernement actuel de Jason Kenney.

« Nous aimerions investir plus en Alberta, mais ça n'a pas beaucoup de sens [...] Nous sommes après tout une pétrolière, et il est important pour nous de pouvoir produire du pétrole », a déclaré Rob Peabody, faisant une comparaison avec ce qu'il appelle de « forts investissements » en Saskatchewan et à Terre-Neuve.

Rob Peabody est debout derrière un micro, en costume-cravate.

Rob Peabody n'a pas voulu dire combien de personnes ont perdu leur emploi à Husky.

Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Rob Peabody a refusé de donner le nombre de personnes licenciées, même si certains médias parlaient de « centaines » de pertes d'emplois tout en citant des employés de Husky. Les indemnités de départ seront prises en compte dans le rapport du prochain et dernier trimestre.

À la fin de 2018, Husky comptait plus de 5100 salariés permanents, selon la société pétrolière.

Des profits moins importants

Malgré les licenciements, Husky Energy a réalisé un profit de 273 millions de dollars au cours du dernier trimestre, c'est toutefois moins que celui de 545 millions réalisé l'an dernier durant la même période.

La valeur des parts de la société contrôlée par le milliardaire hongkongais Li Ka-Shing était de 8,76 $ sur le TSE, alors que l'an dernier, à la même époque, elle valait 20 $.

La production en amont a atteint en moyenne l'équivalent de 294 800 barils par jour, comparativement à celle de 296 700 barils par jour du troisième trimestre de 2018. Le prix moyen réalisé par baril équivalent pétrole le trimestre dernier a été de 47,54 $, en baisse par rapport à l'an dernier à la même période, où il était de 50,44 $.

La production de valorisation et de raffinage a atteint 356 400 barils par jour au cours du trimestre, par rapport à 350 600 barils à la même période l'année dernière.

Avec des informations de La Presse canadienne

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