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Un moratoire est réclamé à Sainte-Marie pour sauver le patrimoine bâti

La Ville de Sainte-Marie compte sur son territoire quatre immeubles protégés en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.

Photo : Radio-Canada / Nicole Germain

Hadi Hassin

L’organisme Groupe d'initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM) demande à Québec de décréter un moratoire d'un an sur les démolitions de bâtiments patrimoniaux touchés par les inondations en Beauce.

Le GIRAM qualifie de destruction massive les travaux de démolition de bâtiments patrimoniaux entamés particulièrement à Sainte-Marie.

Il y a peut-être 300 maisons qui vont être démolies [à Sainte-Marie], dont peut-être 200 qui étaient patrimoniales et qui étaient dans l'inventaire de la municipalité, déplore le vice-président du groupe, Gaston Cadrin.

Il y a une âme beauceronne qui se traduit par un patrimoine bâti qui est en train de disparaître de façon massive.

Pierre-Paul Sénéchal, président de l'organisme GIRAM

Le GIRAM regrette que des bâtiments de Sainte-Marie, datant du 19e siècle et faits de briques d’artisans, ne soient pas classés monuments historiques par Québec. Selon Gaston Cadrin, ces bâtiments sont encore en bon état.

Monuments abandonnés

La Ville de Sainte-Marie compte sur son territoire quatre immeubles protégés en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.

Il s’agit du Château Beauce, l’Église de Sainte-Marie, la Maison Pierre-Lacroix et le Manoir Taschereau.

Le GIRAM dit éprouver des inquiétudes pour tous ceux-ci, mais plus particulièrement pour le Manoir Taschereau, laissé à l'abandon, dit-on.

Le Manoir Taschereau suite aux inondations du printemps 2019.

Le Manoir Taschereau suite aux inondations du printemps 2019.

Photo : Radio-Canada/Marc-Antoine Lavoie

Même si c’est un bâtiment classé, le ministère ne pousse pas très fort. Il ne s'est rien fait depuis 6 mois, affirme Gaston Cadrin.

Le Ministère de la Culture dit avoir pris connaissance de l’état du Manoir Taschereau et assure suivre de près sa situation.

Les dommages occasionnés n'ont pas affecté de manière significative les éléments caractéristiques du Manoir Taschereau liés à sa valeur patrimoniale, à l'exception des dommages observés au rez-de-chaussée, explique la porte-parole Annie LeGruiec.

Selon le ministère la Culture et des Communications, aucune demande d'autorisation concernant une éventuelle démolition de ces biens n’a été reçue par Québec.

Le maire de la municipalité Gaétan Vachon a refusé notre demande d'entrevue.

Avec les informations de Nicole Germain.

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