•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Temps difficile pour les vignerons de la Colombie-Britannique

Du vin est versé d'une bouteille à un verre.

Certains viticulteurs s'inquiètent des conséquences des fortes pluies sur la qualité du raisin.

Photo : The Associated Press / Luis Hidalgo

Hélène Bardeau

Le mois de septembre a été exceptionnellement pluvieux en Colombie-Britannique. Si chaque cépage a ses particularités, des vignerons de la province craignent que les précipitations abondantes compromettent grandement la qualité finale du vin.

2019 n’est pas une bonne année, déplore Pierre Levesque, gérant de vignobles dans la vallée de l’Okanagan.

Le temps frais et humide peut être idéal pour certaines variétés de raisins, mais il peut aussi en modifier la qualité. Environnement Canada a affirmé que l’Okanagan a enregistré près de 20 jours de pluie en septembre, ce qui en fait le mois le plus humide de l’année, jusqu’à maintenant.

Les artisans du vin vont travailler fort pour leurs récoltes cette année.

Pierre Levesque, gérant de vignobles dans la vallée de l'Okanagan

Une pluie abondante peut faire gonfler et diluer les fruits et ainsi altérer leur taux de sucre et le goût du vin. De fortes précipitations peuvent également compromettre la santé du raisin.

Une grappe de raisins sur une vigne avoir un cueilleur en arrière-plan

Les vignerons de la vallée de l'Okanagan en Colombie-Britannique ont eu un mois de septembre exceptionnellement pluvieux.

Photo : Geneviève Milord/Radio-Canada

Le consultant en vin Pascal Madevon souhaite rassurer les vignerons anxieux. Le spécialiste, qui a travaillé en France dans la région de Bordeaux, est un grand habitué des effets d’une mauvaise météo sur les vignes. Certains viticulteurs étaient inquiets de la forte pluie [...] mais je n’ai jamais vu un seul raisin rouge pourrir ici, explique-t-il.

Les vignerons ne peuvent pas faire fi des changements climatiques et des conditions météorologiques qui changent au fil des années, mais comme le souligne Richard Bastin, président de l’Association canadienne des oenologues, c’est le travail du vigneron de s’adapter à la météo.

Il y a un dicton dans le métier qui dit : "c’est les mauvaises années qu’on voit les grands vignerons".

Richard Bastin, œnologue, consultant et président de l’Association canadienne des oenologues
Des raisins rouges sur une vigne

Des raisins rouges sur une vigne

Photo : iStock

Un avis que partage Mike Clark, gérant du vignoble Clos du Soleil dans la vallée de Similkameen. S’il reconnaît que la météo de cette année n’a vraiment pas été facile, il souligne qu’avant tout, le travail d’un artisan du vin et de le rendre bon malgré les imprévus.

Même son de cloche pour Laurent Fadanni, propriétaire de Whispering Horse Winery, dans la vallée du Fraser, qui adapte sa manière de travailler aux conditions météorologiques. Le fait qu’il y a des années plus difficiles que d’autres, c’est ce qui fait la beauté du vin et qu’il évolue chaque année, dit-il.

Le vigneron s’est vite rendu compte que les saisons allaient être beaucoup plus courtes que d’habitude cette année, c’est pour cette raison qu’il a choisi de concentrer ses efforts sur un vin mousseux, car le raisin ne doit pas être aussi mûr que pour un vin traditionnel.

Par ailleurs, pour éviter les pertes éventuelles liées à une saison tardive, le vigneron a choisi de planter des cépages hybrides, à maturité précoce.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Colombie-Britannique et Yukon

Bière et vin