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Plus de ressources demandées à Québec pour traiter l’anxiété

Image floue. Une dame marche vers l'horizon

Le député Harold Lebel et le comédien Patrice Coquereau demandent plus de ressources pour les Québécois souffrant d'anxiété. (archives)

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Miriane Demers-Lemay

Le député de Rimouski Harold LeBel a déposé une motion afin de demander de meilleurs services en santé mentale pour les personnes aux prises avec des problèmes d’anxiété.

Dans la motion, le député péquiste invite l’Assemblée nationale d’enjoindre au gouvernement de bonifier les ressources en santé mentale et d’octroyer une aide financière supplémentaire aux organismes en place, dans les meilleurs délais, pour rendre les traitements des troubles anxieux accessibles à tous.

Harold LeBel souhaite ainsi interpeller les élus à cette problématique sociale qui touche, selon lui, beaucoup de jeunes adultes dans la province.

Les troubles de l'anxiété chez la jeunesse, c'est assez épouvantable, explique-t-il. Au cégep de Rimouski, 300 étudiants sur 3000 ont des suivis particuliers, [dont] beaucoup de problèmes d'anxiété.

Un cours de gestion de stress à Rimouski, au cégep, a fait un record d'inscriptions, 500 personnes se sont inscrites, continue-t-il. Les jeunes veulent avoir de l'aide. Dans les associations étudiantes [...], une de leurs priorités, c'est la gestion du stress, la gestion des problèmes d'anxiété et de santé mentale des jeunes.

Actuellement, il y a de gros problèmes d'accès à des soins pour nos jeunes dans nos campus.

Harold Lebel, député de Rimouski

Selon le député, le manque de médecins de famille peut également entraîner des effets sur l’accès aux ressources. Il explique que les étudiants de niveau collégial et universitaire à Rimouski qui proviennent d’autres régions de la province n’ont généralement pas accès aux cliniques de santé, puisqu’ils n’ont pas de médecin de famille. Ces étudiants sont plutôt référés vers l’urgence, qu’ils utilisent peu ou pas. Il y a des services à donner, soit par des groupes communautaires, il faut aussi voir quels sont les services que l’on donne sur nos campus, croit Harold LeBel.

De passage à Québec, le comédien et conférencier Patrice Coquereau a également invité les dirigeants à investir dans le traitement de l’anxiété. Pour sensibiliser la population aux troubles anxieux, Patrice Coquereau a parcouru 570 kilomètres à la marche le long de la route 132 en août.

Patrice Coquereau marche sur une route du Centre-du-Québec.

Le comédien a parcouru 570 kilomètres à travers le Québec l'été dernier pour sensibiliser la population aux troubles anxieux. (archives)

Photo : Radio-Canada

C’est un problème omniprésent, alors on aurait tout intérêt à porter attention à cette problématique en donnant des outils financiers et des espaces, pour éviter que ces organismes aient à se battre pour se trouver des locaux. Que ça coûte moins cher!, croit celui qui a déjà souffert de troubles anxieux sévères.

Comment se fait-il qu'avec un problème qui est aussi courant et même en augmentation, il faille encore quêter, quémander et demander des ressources, alors que c'est un problème criant?

Patrice Coquereau, comédien et conférencier

Il y a beaucoup d'autres outils qui peuvent se joindre pour aider la personne à cheminer, et aller au rythme de la personne, parce que là, c'est rendu qu'il y a une espèce de rythme collectif auquel tout le monde doit s'ajuster, croit le comédien. Ça n’a pas de sens.

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Santé mentale