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Le gouvernement de Doug Ford n'augmentera pas la taille des classes autant que prévu

Un enseignant donne un cours à des élèves du secondaire dans une classe d’informatique.

Des élèves du secondaire dans une salle de classe.

Photo : Getty Images/iStock/monkeybusinessimages

Radio-Canada

Faisant face à un risque de grève des enseignants du secondaire, le ministre de l'Éducation Stephen Lecce leur offre d'augmenter le nombre d'élèves par classe à 25 plutôt que 28 dans l'espoir de conclure une entente de principe et d'éviter une grève.

Il s'agit d'une offre significative, affirme le ministre Lecce, pressant la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO) de renoncer à un débrayage qui pénaliserait les élèves.

À l'heure actuelle, le maximum d'élèves par classe de la 9e à la 12e année est de 22,5.

Toutefois, il s'agit d'une moyenne par conseil scolaire. Nombre de classes comptent donc plus de 22 élèves, d'autres en ont moins.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce, en conférence de presse.

Le ministre de l'Éducation, Stephen Lecce.

Photo : Chaîne de Queen's Park

En mars dernier, le gouvernement Ford avait annoncé que la taille des classes au secondaire passerait de 22 à 28 élèves en moyenne pour l'année scolaire 2019-2020, afin « harmoniser davantage l'effectif des classes du secondaire avec celui des autres provinces et territoires du Canada » et faire des économies budgétaires.

La ministre de l'Éducation de l'époque, Lisa Thompson, avait même affirmé que ça rendrait les élèves plus « résilients ».

Face au tollé populaire, toutefois, son successeur Stephen Lecce avait annoncé à la fin août, juste avant la rentrée scolaire, que le nombre d'élèves par classe serait finalement de 22,5 en moyenne cette année, tout en maintenant sa cible de 28 élèves pour la fin du mandat du gouvernement.

La nouvelle volte-face du ministre Lecce, qui propose maintenant un plafond moyen de 25 élèves par classe, survient alors que les enseignants du secondaire organisent présentement un vote de grève.

Il faut être deux pour danser, lance le ministre Lecce, qui assure que son gouvernement veut conclure avec les enseignants du secondaire une entente à la table des négociations comme avec les employés de soutien dans les écoles.

La convention collective des enseignants est échue depuis le 31 août.

Les négociations se poursuivent par ailleurs entre la province et l'Association des enseignants franco-ontariens, la Fédération des enseignants de l’élémentaire de l’Ontario et l’Association des enseignants catholiques anglo-ontariens, qui n'ont pas conclu d'entente non plus jusqu'à maintenant pour le renouvellement des conventions collectives.

Le président de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens, Rémi Sabourin, a rappelé jeudi que l’augmentation de la taille des classes nuirait aux écoles secondaires francophones.

Les mesures concernant la taille de classe, l’apprentissage électronique, ont le potentiel d’affecter la survie même de certaines écoles secondaires parce que quand on augmente le ratio, on diminue l’offre de cours et en diminuant l’offre de cours dans les écoles de langue française, ça rend beaucoup plus difficile pour les élèves de trouver des cours qu’ils aiment. Et du fait même, ils vont peut-être se diriger vers des écoles secondaires anglophones alors pour nous, c’est très important, a-t-il déclaré dans une entrevue à l’Heure de Pointe.

C’est vraiment dommage que le ministre ne semble assumer aucune responsabilité pour des décisions que son gouvernement a fait, et surtout, l’impact néfaste que ça peut avoir sur les conditions d’apprentissage des élèves.

Rémi Sabourin, président de l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens

Selon la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEÉSO), la proposition du gouvernement est pire que son plan initial, car elle supprime également le plafond de la taille des classes, ce qui signifie selon le syndicat qu'il n'y a aucune limite quant à la taille des classes dans lesquelles les élèves de l'Ontario pourraient être entassés.

La FEÉSO déplore également que le gouvernement compte toujours éliminer 5000 postes en enseignement secondaire.

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