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Un projet de loi pour les droits des peuples autochtones à l'Assemblée législative de la C.-B.

Un chef autochtone chante et joue du tambour devant les députés de la Colombie-Britannique.

Avant le dépôt du projet de loi, des représentants de Premières Nations ont chanté des chants traditionnels.

Photo : Assemblée législative de la Colombie-Britannique

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour la première fois au Canada, une province se prépare à intégrer la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones dans sa législation.

Le ministre provincial des Relations avec les Autochtones et de la Réconciliation, Scott Fraser, a déposé le projet de loi 41 sur la Déclaration sur les droits des peuples autochtones), jeudi. Il a alors été longuement applaudi par les députés de tous les partis.

La loi offrira de la clarté et de la certitude sur l'avenir pour tous les Britanno-Colombiens.

Une citation de :Scott Fraser, ministre des Relations avec les Autochtones et de la Réconciliation

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, a ensuite souligné l'importance de cet événement et a précisé que le document ne visait pas à créer de nouveaux droits, mais à confirmer les droits de la personne.

Pour sa part, le chef de l'opposition, Andrew Wilkinson, a estimé que le projet de loi était l'opportunité d'une réconciliation réelle entre tous les Britanno-Colombiens.

Le projet de loi est destiné à intégrer le respect des droits des peuples autochtones dans chacune des responsabilités du gouvernement provincial, de l'éducation à la protection de l'enfance. Il doit permettre, par exemple, une responsabilité partagée entre le Directeur de la protection de l'enfance et les Premières Nations.

Plus largement, l'objectif affiché du gouvernement est d'établir une relation d'égal à égal avec les gouvernements des Premières Nations.

Les quatre représentants autochtones sont assis devant le président de l'Assemblée législative et écoutent le discours du chef de l'opposition.

Pendant les discours concernant le projet de loi, quatre représentants des Premières Nations de la Colombie-Britannique ont été invités à s'asseoir au milieu de la chambre.

Photo : Assemblée législative de la Colombie-Britannique

Le président de l'Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique, Stewart Phillip, a tenu à apaiser l'impatience de ceux qui aimeraient que la réconciliation soit plus rapide.

La réconciliation prendra le temps qu'elle prendra, mais, au moins, maintenant, nous avons un véhicule et un plan.

Une citation de :Stewart Phillip, président, Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique

Le projet de loi, s'il est adopté, pourrait mener à la modification des lois existantes et à l'adoption de nouvelles lois. Il ouvrirait aussi la voie à l'établissement d'un plan d'action pour l'application des droits des peuples autochtones en Colombie-Britannique.

À l'échelle fédérale, un projet de loi qui visait à assurer le respect de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, a été bloqué au Sénat en juin dernier.

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