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Des outils à portée de mains pour les francophones

L'édifice principal du collège et le drapeau franco-ontarien.

Le Collège Boréal attend quelques 300 participants au congrès annuel de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario en fin de semaine.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

C’est dans le Grand Sudbury que s’ouvre vendredi le congrès annuel de l'Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO). Cette année, l’AFO a adopté pour thème « le génie communautaire ».

On y offrira notamment divers ateliers permettant d’en apprendre davantage sur l’art de faire des demandes de subventions auprès des instances gouvernementales.

Et tous semblent y trouver leur compte.

C’est le cas de l’Association des francophones de la région de York (AFRY).

Nous avons déjà dépassé ce stade, alors nous voulons aller chercher davantage pour le développement de notre clientèle, explique la directrice générale de l'AFRY, Nadia Martin.

Selon elle, le congrès permet de côtoyer des collègues ayant diverses expériences par rapport aux subventions.

Viser l’autofinancement

Mme Martin ne cache pas qu’il devient de plus en plus difficile d’obtenir des fonds de la part des gouvernements, d’où l’importance de développer des projets d’entreprise sociale.

Deux petits garçons qui jouent avec de la pâte à modeler.

L’AFRY gère des centres éducatifs dans des écoles de langue française dans le Sud de l’Ontario.

Photo : Association des francophones de la région de York

C’est d’être novateur comme organisme communautaire, surtout en situation minoritaire.

Nadia Martin, directrice générale de l’association francophone de la région de York

L’AFRY vise l'autosuffisance.

Elle compte notamment un service de garde et des camps d’été francophones, une initiative imitée aussi par d’autres organismes.

Nous sommes présentement en étude de marché pour possiblement ouvrir une librairie, dit Nadine Martin.

L’association francophone de la région de York a donc fait une demande de subvention pour obtenir les fonds nécessaires à une étude de marché.

Et si l’étude de marché confirme que c’est une belle entreprise qui a de la viabilité, alors tu peux partir avec quelque chose, ajoute-t-elle.

Franconnexion

Les participants du congrès de l’AFO ont aussi l’occasion d’obtenir un tête-à-tête avec des représentants de différents bailleurs de fonds :

  • FedNor
  • Fondation Trillium de l’Ontario
  • Patrimoine canadien
  • ParticipACTION
  • Secrétariat du Québec aux relations canadiennes (Bureau du Québec à Toronto)

Malgré ses nombreuses années d’expérience, l’agent de développement économique à l’ACFO Témiskaming, Jean-Claude Carrière, éprouve encore des difficultés à avoir accès à certains organismes.

Nous avons reçu des fonds de FedNor. La fondation Trillium, je ne sais pas pourquoi, mais je n’arrive pas à avoir ce que je veux, dit-il.

M. Carrière a donc pris rendez-vous avec un des représentants, en espérant obtenir les résultats escomptés.

L’ACFO Témiskcaming poursuit son réseautage dans le cadre de son projet « Tisser des liens » avec la Première Nation de Timiskaming, le Témiscamingue québécois et les gens du Témiscamingue ontarien.

Les drapeaux franco-ontarien, ontarien, canadien, québécois et de la Première Nation Timiskaming sont accrochés à un mur­.

Depuis quelques années, l’ACFO Témiskaming participe à des projets de réseautage pour tisser des liens entre les Québécois, les Franco-Ontariens et les Autochtones.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

On recherche des chefs de file et l’on veut former aussi de la relève, explique M. Carrière.

En poste de 1990 à 1995, et de retour depuis 2002, l’agent de développement économique note que depuis plusieurs années la formule de réseautage de l’AFO lui permet d’entretenir des contacts.

Des ateliers enrichissants

C’est la description que fait Joanne Gervais de l’ACFO du Grand Sudbury, alors qu’elle s’est inscrite à celui portant sur la proposition de loi sur les services en français et sur celui de l’immigration dans le Nord de l’Ontario.

Johanne Gervais en studio à Radio-Canada Sudbury

Joanne Gervais est une habituée des congrès de l’AFO. Elle dit en avoir raté seulement deux depuis leur existence.

Photo : Radio-Canada / Éric Robitaille

C’est vraiment notre survie. On ne fait plus les enfants qu’on faisait, on a une population vieillissante, on a un manque de main-d’œuvre qualifiée, on a un manque de francophones. L’immigration c’est notre solution, dit Mme Gervais.

Joanne Gervais rappelle qu’en juin le Grand Sudbury a été reconnu comme étant une ville accueillante pour l’immigration francophone, et la Ville vient d’être choisie pour participer au programme pilote d’immigration dans les communautés rurales et du Nord.

L’ACFO du Grand Sudbury tente de travailler avec la Ville pour assurer une relève francophone.

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