•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La crédibilité de l'étude sur le tramway mise en doute

Jean-François Gosselin, chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec, en mêlée de presse.

Jean-François Gosselin, chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec, en mêlée de presse.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'augmentation des coûts, la méthodologie et la crédibilité de l'étude sur le tramway sont mises en question par l'opposition à l'hôtel de ville de Québec.

Récemment évaluée à 2,01 milliards de dollars, la portion tramway est maintenant chiffrée à 2,26 milliards, soit environ 250 millions de dollars de plus, un montant non négligeable, souligne le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin.

La nouvelle évaluation est apparue dans les documents de la firme Systra, qui a dévoilé jeudi une étude selon laquelle le tramway est le moyen de transport en commun le mieux adapté aux besoins de la capitale.

L'élu responsable du réseau structurant de transport en commun, Rémi Normand, a été incapable de justifier cette hausse de 250 millions de dollars, affirmant seulement que le projet total est toujours évalué à 3,3 milliards de dollars. Ça va être correct, on va rentrer dans les budgets, faites-vous-en pas, a-t-il lancé en conférence de presse.

Devant l'insistance des journalistes, il leur a ensuite demandé d'arrêter de gosser sur des petites affaires.

Si pour M. Normand 250 millions c'est des détails, on est dans le trouble, parce que c'est M. Normand qui est en charge du projet, a répliqué Jean-François Gosselin lors d'un point de presse en début d'après-midi.

Rémi Normand, vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec.

Rémi Normand, vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec

Photo : Radio-Canada

La méthodologie

Le chef de Québec 21 montre aussi du doigt la méthodologie de cette étude qui compare des pommes avec des oranges quand il est question d'achalandage.

Il dénonce le fait que l'étude soit réalisée à partir de moyennes de projets similaires ailleurs dans le monde et que les autres villes n'ont pas les mêmes contraintes qu'ici. Ce qu'on apprend, c'est qu'avec les hivers extrêmes qu'on connaît, il va falloir creuser plus creux, parce qu'on parle évidemment d'aqueduc et d'égouts, donc les comparatives de moyennes avec les autres projets dans le monde ne tiennent plus la route.

La crédibilité de Systra

Si on avait voulu une étude objective et indépendante, on ne l'aurait pas donné à Systra, a lancé le chef de l'opposition au terme de sa conférence de presse. Systra est la firme qui accompagnait déjà la Ville dans le développement de son projet de tramway avant même la commande d'étude comparative.

Systra n'avait aucune crédibilité au départ, Systra n'a toujours pas de crédibilité aujourd'hui.

Une citation de :Jean-François Gosselin, chef de l'opposition à la Ville de Québec

M. Normand avait d'ailleurs prévu ces reproches et avait préalablement demandé « une contre-expertise externe neutre et indépendante pour venir appuyer les conclusions de l'étude de Systra », ce qui a été fait.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !