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Le bureau de campagne de Catherine McKenna a été vandalisé

Une insulte vulgaire a été peinte sur une vitre du bureau de campagne de la députée d'Ottawa-Centre.

Un mot offensant peint sur une vitre du bureau de campagne de Catherine McKenna.

Un mot offensant a été peint en rouge sur une vitre du bureau de campagne de la députée d'Ottawa-Centre, Catherine McKenna, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le bureau de campagne de la députée d’Ottawa-Centre, Catherine McKenna, a été vandalisé, dans la nuit de mercredi à jeudi. Un graffiti jugé « offensant » et « vulgaire » a été peint en grosses lettres rouges sur l’une des vitres.

Ce sont les employés de Mme McKenna qui ont fait la découverte jeudi matin, peu avant l’ouverture, vers 8 h 45.

L’incident a été signalé à la police, a déclaré un employé de Mme McKenna.

Je n'ai pas de mot pour décrire le type de personne qui agit de la sorte. C'est un peu comme les trolls qui agissent sur Internet. Ça doit arrêter, a lancé Catherine McKenna aux journalistes, jeudi. La députée croit qu'il faudra avoir de bonnes discussions au pays pour régler ce problème.

Elle ne regrette pas de s'être lancée en politique, au contraire. En fait, ça me montre clairement pourquoi c'est si important de se lancer en politique. Certaines personnes veulent exclure les femmes, mais ça ne rendra pas la politique meilleure, a-t-elle ajouté.

Ce n’est pas la première fois que la députée d’Ottawa-Centre fait l’objet de menaces ou d’insultes. Mme McKenna s'est déjà fait apostropher en public en compagnie de ses enfants. On l'a déjà traitée de traître, d'ennemi et d'« ordure communiste ».

La sécurité de sa famille a été menacée à maintes reprises, à un point tel que Mme Mckenna, alors ministre de l’Environnement et du Changement climatique, a senti le besoin de demander les services d’une agence de protection au début du mois de septembre, en pleine campagne électorale.

De nombreuses réactions

Plusieurs politiciens se sont rangés derrière Catherine McKenna et ont dénoncé les actes de vandalisme visés contre elle.

Sur Twitter, le premier ministre de l’Ontario a affirmé que ces commentaires étaient « dégueulasses ». Il n’y a pas de place au Canada pour de la haine comme celle-là. Nous pouvons être en désaccord sur certains points, mais nous devons toujours nous respecter, a écrit Doug Ford.

Le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, a lui aussi réagi dans les médias sociaux.C'est absolument honteux. Aucune femme ne devrait avoir à faire face à cela en politique ni nulle part ailleurs. Merci, Catherine, pour ton courage face à cet acte violent et sexiste. Nous sommes à tes côtés, a-t-il écrit.

La conseillère municipale d'Ottawa Theresa Kavanagh croit, de son côté, que la police d’Ottawa doit traiter ce message comme étant un crime haineux.

La police d'Ottawa a déclaré qu'à moins qu'il n'y ait des preuves corroborant un crime haineux, le vandalisme devant le bureau de Catherine McKenna serait considéré comme un méfait public.

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