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La présidente de la CSDM sera entendue sur la réforme des commissions scolaires

Catherine Harel Bourdon, avec d'autres personnes, lors d'un point de presse.

La présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, en conférence de presse mercredi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La présidente de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) sera finalement entendue dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi 40, qui prévoit sa transformation en centres de services.

Catherine Harel Boudron pourra donner son point de vue pendant une heure dans le cadre du témoignage d'un regroupement de six commissions scolaires francophones et anglophones de Montréal et de Laval.

Cinq autres regroupements de commissions scolaires représentant toutes les régions du Québec seront aussi entendus pendant une heure.

En conférence de presse, mercredi, Mme Harel Bourdon avait jugé « aberrant » qu’elle n’ait pas été invitée à témoigner en commission parlementaire.

Elle s'était plainte que les députés ne pourraient pas entendre les enjeux spécifiques à Montréal, tant sur le plan de la "défavorisation" que sur ceux de l'intégration et de la francisation des familles immigrantes.

Le président de la Commission scolaire de Rouyn-Noranda, Daniel Camden, avait dénoncé pour sa part que les régions aient été laissées pour compte dans le cadre de cet exercice, qui doit débuter le 4 novembre.

Ce projet de loi modifie 300 articles de loi, dont plusieurs auront des impacts majeurs pour les régions. Qu'on ne soit pas entendus est inacceptable, avait-il déploré.

Le gouvernement Legault avait laissé entendre mercredi que la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) pourrait défendre l'ensemble des commissions scolaires lors de ces travaux.

Les partis d'opposition faisaient pression sur le gouvernement pour infléchir sa position dans ce dossier. Le gouvernement dément avoir cédé aux pressions. Il fait plutôt valoir qu'il a conclu une entente avec la FCSQ, qu'il a soumise aux partis d'opposition.

Une transformation en profondeur des commissions scolaires

Le projet de loi 40, déposé au début du mois par le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge, vise à remplacer les commissions scolaires par des centres de services.

Les centres francophones seraient gérés par des conseils d’administration formés de 16 membres non rémunérés, soit 8 parents, 4 personnes issues de la collectivité et 4 représentants scolaires.

La structure serait un peu différente dans les centres de services anglophones, puisque le projet de loi prévoit que 12 des 16 administrateurs pourront être choisis lors d'élections scolaires.

Le gouvernement caquiste plaide que cette approche permettra au Trésor public d'économiser 45 millions de dollars en 4 ans. Cette somme pourra être réinvestie dans les services aux élèves, argue-t-il.

Le Québec compte actuellement 72 commissions scolaires : 60 francophones, 9 anglophones et 3 à statut particulier.

Avec les informations de Mathieu Dion

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