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Des rats qui conduisent des mini-voitures

Un rat installé dans une mini-voiture.

Un rat installé dans une mini-voiture.

Photo : Université de Richmond/Kelly Lambert

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs ont réussi à apprendre à des rats à conduire des mini-voitures en échange de céréales, et ils affirment que les résultats montrent que la conduite réduit le niveau de stress des animaux.

Ce mini-véhicule consistait en une cabine dans laquelle trois barres en fils métalliques correspondaient à trois directions : droite, gauche, et tout droit. Quand le rat touchait l'une des barres, le véhicule se déplaçait dans la direction sélectionnée.

Dix-sept rats ont été entraînés pendant des mois à conduire dans une sorte d'arène en plexiglas de 150 cm sur 60 cm.

Les chercheurs, qui ont écrit dans la revue Behavioural Brain Research, ont eu la satisfaction de voir que les rats pouvaient effectivement apprendre à conduire.

En réalité, ils se sont aperçus que les rats qui avaient grandi dans ce qu'ils appellent un environnement enrichi (un espace plus naturel, grand et complexe) conduisaient bien mieux que ceux qui avaient grandi en cage.

« C'était vraiment fou de voir à quel point ils étaient meilleurs. »

— Une citation de  Kelly Lambert, coauteure et chercheuse à l'Université de Richmond

En outre, les excréments des rats, récupérés et analysés, ont montré que chez tous les rats conducteurs, le niveau d'hormone déhydroépiandrostérone, qui contrecarre le stress, était plus élevé, ce qui pourrait être lié à la satisfaction d'avoir appris une nouvelle compétence.

Kelly Lambert et ses collègues veulent croire que cela ouvre la voie à des traitements comportementaux en psychiatrie, pour les humains.

« Il n'y a pas de guérison pour la schizophrénie ou la dépression. »

— Une citation de  Kelly Lambert

Nous sommes en retard, il faut qu'on prenne en compte des modèles animaux différents, des tâches différentes, et admettre que le comportement peut changer notre état neurochimique, conclut la chercheuse.

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