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L'Alberta adopte de nouvelles normes pour les salles d'isolement dans les écoles

La ministre de l'Éducation de l'Alberta donne une conférence de presse.

Les normes ont été adoptées dans un arrêté ministériel.

Photo : Sam Martin/CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement de l'Alberta a annoncé, mercredi, de nouvelles normes pour l'utilisation de salles d'isolement dans les écoles, en soulignant qu'elles ne devraient être utilisées qu'en dernier recours.

La ministre de l'Éducation de l’Alberta, Adriana LaGrange, a déclaré que les normes donnent aux enseignants et aux responsables d'école les outils nécessaires pour assurer un milieu d'apprentissage et un environnement de travail sûr.

Il s’agit de prévenir les abus et d’assurer le bien-être, la sécurité et la dignité de tous les élèves et de tout le personnel des écoles albertaines [...] Je félicite les autorités scolaires qui cherchent des moyens de limiter l'utilisation [des salles d'isolement], a-t-elle déclaré.

« Dans des circonstances exceptionnelles, il peut être nécessaire d’utiliser ces mesures [les salles d'isolement] de temps à autre, comme dernier recours. »

— Une citation de  Adriana LaGrange, ministre de l'Éducation de l’Alberta
Une salle d'isolement dans une école.

En mars dernier, l'utilisation de salles d'isolement a été interdite.

Photo : Inclusion BC

Un arrêté ministériel

Les normes ont été adoptées dans un arrêté ministériel.

Selon les nouvelles normes, les salles d'isolement et les moyens de contrainte physique ne devraient être utilisés que lorsque le comportement d'un élève présente un risque imminent de préjudice physique grave à l'enfant ou à quelqu'un d'autre. Elles ne peuvent pas être utilisées comme une forme de punition ou de gestion comportementale.

L'objectif est d'accroître et d'améliorer les interventions en matière de comportement proactif, afin que le recours à l'isolement et/ou aux contraintes physiques soit réduit au minimum ou devienne inutile, précise l'arrêté ministériel.

Des directives sont également fournies sur l'utilisation, dans les écoles, des périodes de temps où il faut séparer temporairement un élève d'un milieu jusqu'à ce qu'il change un comportement qui n'est pas jugé opportun.

Les nouvelles normes entreront en vigueur le 1er novembre. 

Des réactions positives

Un groupe de défense des droits, Inclusion Alberta, a salué l'approche collaborative du gouvernement. Selon lui, ces normes sont une avancée vers une future interdiction des salles d'isolement.

Afin que ces normes soient efficaces, nous croyons qu'il est nécessaire de mettre en place un processus de surveillance public strict, afin de garantir que lorsqu'un enfant handicapé est enfermé dans une salle d'isolement, cela soit fait dans le cas d'une urgence, a déclaré la directrice générale du groupe de défense, Trish Bowman.

La présidente du Conseil des écoles publiques d'Edmonton, Trisha Estabrooks, a affirmé que les lignes directrices des normes sont le reflet des commentaires du conseil et des parents, qui demandaient des précisions sur comment et quand sont utilisées les salles d'isolement.

Notre conseil a demandé plus de clarté dans ces lignes directrices, notamment sur la question des salles d'isolement et des périodes de temps où il faut séparer un élève d'un milieu temporairement. Elles ne doivent pas être utilisées comme punition ou comme technique de gestion du comportement. Nous voyons une mention explicite de ces questions dans ces lignes directrices, a-t-elle dit.

En octobre 2018, l'ancien gouvernement néo-démocrate avait lancé un examen des salles d'isolement, après le dépôt d'une plainte en justice par les parents d'un garçon autiste qui affirmaient que leur fils avait été déshabillé, enfermé dans une salle d'isolement et retrouvé dans ses excréments. 

En mars dernier, l'utilisation de salles d'isolement a été interdite.

Toutefois, le gouvernement conservateur a levé l’interdiction de la pratique quelques jours avant son entrée en vigueur, le 3 septembre.

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