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Les grévistes de Belledune gardent le moral après six mois de piquetage

Une affiche placé sur la route devant la fonderie de Belledune. On peut y lire : « Mettre fin au lockout de Glencore ». Les grévistes marchent un peu plus loin.

Depuis le 24 avril 2019, plus de 280 employés de la Fonderie Brunswick sont en grève.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

Radio-Canada

Après six mois de piquetage, plus de 280 employés de la Fonderie Brunswick sont toujours en grève à Belledune. Les négociations avec Glencore, l'entreprise propriétaire de l'usine, sont au point mort. À l'approche de l'hiver, les grévistes se préparent à affronter le froid.

Depuis le 24 avril dernier, les employés en grève montent la garde à deux endroits devant les installations de l'entreprise, à Belledune.

Ils suivent un horaire pour assurer une présence permanente, nuit et jour.

Marcel Doucet, opérateur à l'atelier d'acide sulfurique depuis plus de 20 ans, fait partie des grévistes.

Ce n'est pas évident. On a coupé le câble et l'Internet. On ne paie que les affaires essentielles. On n'a pas le choix. On n'a pas d'argent qui rentre.

Marcel Doucet, un employé de la Fonderie Brunswick en grève, tenant un drapeau de son syndicat devant l'usine.

Marcel Doucet travaille à la Fonderie Belledune depuis 22 ans.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

Plusieurs de ses collègues ont d'ailleurs dû trouver un autre emploi pour subvenir à leurs besoins.

Selon Statistique Canada, le taux de chômage dans la région dépasse les 13 %.

Les négociations entre le Syndicat des Métallos et Glencore achoppent sur quelques points de litige. Les employés demandent que certains postes ne soient pas supprimés, tels ceux du président du syndicat et du responsable de la sécurité. L'âge de la retraite ne fait pas consensus non plus.

Pour se réchauffer cet hiver, quoi de mieux qu'un bon feu. Plusieurs cordes de bois ont été cordées derrière leur campement, tout près d'un foyer extérieur. Une toilette portative a aussi été installée.

Les grévistes ont fait livrer du bois de chauffage pour l'hiver.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

Toujours dans l'impasse, les grévistes se préparent donc à passer l'hiver à l'extérieur.

On a du bois de chauffage. On essaie de se réchauffer dehors, surtout quand il fait frette la nuit. On a notre roulotte pour se réchauffer, explique-t-il.

Deux hommes sont assis à une table dans une roulotte chauffée située en face de la Fonderie Brunswick.

À l'intérieur de la roulotte, les grévistes peuvent se réchauffer, manger un repas chaud ou encore passer le temps.

Photo : Radio-Canada

Malgré tout, le moral est bon à la ligne de piquetage. Les grévistes font parfois des blagues et sont heureux lorsque des automobilistes les klaxonnent en guise d'appui.

Le monde se tient ensemble. Je trouve que c'est important. C'est le fun.

Marcel Doucet, gréviste

Malgré la présence de grévistes en face de l'établissement, la Fonderie Brunswick poursuit son travail et des briseurs de grève y travaillent.

Les allées et venues de travailleurs dans la fonderie le rendent amer.

À chaque semaine, il y en a de plus en plus qui rentrent [dans l'usine]. On n'a pas les lois pour nous protéger. On ne peut pas les arrêter. Les lois sont contre nous autres. La compagnie a tellement mis d'injonction qu'on ne peut rien faire.

Après six mois de piquetage, Marcel Doucet espère toujours reprendre le travail. Toutefois, il n'est pas prêt à faire des sacrifices ni des compromis.

Marc Duchesne, directeur général de la Fonderie Brunswick, affirme avoir tendu la main aux travailleurs : La compagnie a présenté une offre le mois dernier et est toujours en attente d’une nouvelle proposition syndicale pour poursuivre le processus de négociation avec l’assistance d’un médiateur assigné par la province.

La Fonderie Brunswick à Belledune.

La Fonderie Brunswick à Belledune

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

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