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L'ancien président de la CSN Norbert Rodrigue est décédé

Un homme prend la parole un micro à la main. Il est entouré de deux autres hommes assis de chaque côté de lui.

Norbert Rodrigue a été président de la CSN de 1976 à 1982.

Photo : CSN

La Presse canadienne

L'ancien syndicaliste Norbert Rodrigue, qui avait été président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) de 1976 à 1982, est mort mardi, d'après la centrale.

Né pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1940, en Beauce, M. Rodrigue a été tour à tour bûcheron en Abitibi, travailleur de la construction puis aide-technicien en radiologie.

C'est à l'hôpital Sainte-Justine qu'il amorce son engagement syndical. Il deviendra président du syndicat de cet hôpital montréalais, puis de la Fédération des affaires sociales de la CSN (qui est devenue plus tard la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN), avant d'être élu vice-président de la centrale en 1972.

À 35 ans, il deviendra le plus jeune président de la CSN, poste qu'il occupera de 1976 à 1982, pendant les premiers gouvernements du Parti québécois. Succédant à Marcel Pépin, M. Rodrigue, qualifié de « modéré », avait remporté la victoire contre le président du Conseil central de Montréal, le bouillant Michel Chartrand.

Norbert Rodrigue a représenté la CSN lors des trois sommets économiques organisés par René Lévesque à La Malbaie en 1977, à Montebello en 1979 et à Québec en 1982. C'est d'ailleurs en 1982 que le gouvernement péquiste annonce aux syndicats, ses alliés traditionnels, une baisse de 20 % des salaires des employés de la fonction publique et parapublique, pour lutter contre la récession ambiante.

Le mandat de M. Rodrigue a par ailleurs été marqué par une grève des 400 permanents et employés de bureau de la CSN en 1980.

Une autre carrière

À partir de 1990, M. Rodrigue fait carrière dans la haute fonction publique québécoise. Il a été directeur général de la Conférence des régies régionales de la santé et des services sociaux, puis président du Conseil de la santé et du bien-être, et enfin président-directeur général de l'Office des personnes handicapées du Québec, jusqu'en 2006.

Même à sa retraite, il a poursuivi son engagement social en défendant les droits des retraités et préretraités et en s'investissant dans le champ du développement social dans la région de Lanaudière. Il a été fait officier de l'Ordre national du Québec en 2012.

Je tiens à saluer ce grand militant qui a multiplié les combats pour améliorer les conditions de travail dans le secteur de la santé et des services sociaux, à une époque où le Québec traversait de grandes transformations, a indiqué mercredi le président actuel de la CSN, Jacques Létourneau.

Nous nous rappellerons encore longtemps son implication au sein de la CSN, marquée par son courage, sa détermination à défendre les moins nantis et sa proximité auprès des travailleuses et des travailleurs. Son engagement social s'est par ailleurs poursuivi après ses années de militantisme syndical, notamment en défendant la cause des personnes handicapées du Québec, a-t-il poursuivi.

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