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Marmen innove pour affronter la pénurie de main-d’œuvre

Après trois semaines de formation au CFPRO de Matane, les nouvelles recrues de Marmen poursuivent leur apprentissage en travaillant à l'usine de Matane.

Photo : Radio-Canada

Michaële Perron-Langlais

L'usine de Marmen Énergie, à Matane, n'échappe pas au problème de rareté de la main-d’œuvre qui touche plusieurs secteurs économiques dans l’Est-du-Québec. Pour faire face au problème, le fabricant de tours d’éoliennes a trouvé une nouvelle façon de recruter du personnel qui semble porter fruit.

Les activités de Marmen nécessitent le travail de nombreux soudeurs, mais l’entreprise avait de la difficulté à trouver le personnel nécessaire pour répondre à ses besoins immédiats.

On avait besoin de soudeurs rapidement. C'est ce qui nous a amenés à réfléchir, à innover et à trouver des solutions pour former des opérateurs rapidement.

Mélanie Cummings, conseillère principale en ressources humaines chez Marmen Énergie.

En collaboration avec le Centre de formation professionnelle (CFPRO) de Matane, un programme a été créé sur mesure pour répondre aux besoins de l’entreprise.

Après une formation intensive de trois semaines au CFPRO, les étudiants font leur entrée à l’usine, où ils commencent à travailler, tout en poursuivant leur apprentissage.

Des hommes assis autour d'une table avec des feuilles et des cahiers devant eux.

Les participants ont suivi une formation intensive de 120 heures au CFPRO de Matane avant de commencer à travailler à l'usine.

Photo : Radio-Canada

Il nous reste beaucoup de choses à apprendre, ça c’est sûr, parce que trois semaines c’est très rapide, explique Vincent Levasseur, un employé du programme. Mais on a appris les bases.

À l’usine, ils nous donnent encore une formation où on approfondit vraiment les choses, ajoute Patrick Marquis, qui fait lui aussi partie des nouvelles recrues de Marmen.

Le programme de formation permet au fabricant de tours d’éoliennes de pourvoir des postes rapidement, mais l’entreprise continue tout de même de recruter des finissants du diplôme d’études professionnelles en soudage.

Un salaire dès le début de la formation

Dès le départ, les participants au programme de formation deviennent des employés de Marmen et reçoivent un salaire d’opérateurs en soudage.

Cette occasion d’apprendre un métier tout en étant payé semble être un élément particulièrement attrayant pour plusieurs recrues de Marmen.

Rendu à mon âge, pour un changement de carrière, c’était parfait pour moi. Il n’y a pas trop de formation. On embarque tout de suite dans l'usine et on gagne des sous. C'est important pour faire vivre sa famille.

Martin Coulombe, employé de Marmen

Si certains participants s'intéressaient déjà au métier de soudeurs avant le début du programme, d’autres s’y sont inscrits sans savoir à quoi s’attendre. J'ai vraiment découvert pendant le cours que j'aimais la soudure, dit William Ouellet-Bérubé. Au début, je n’avais jamais touché à ça et une fois que j’étais là, j'ai vraiment tripé.

Un deuxième programme dès novembre

Parmi les six opérateurs en soudage de la première cohorte, qui ont été engagés l'hiver dernier, quatre travaillent toujours chez Marmen. La deuxième cohorte, qui a fait son entrée à l'usine ce mois-ci, compte neuf nouveaux employés.

Face à ces résultats positifs, un autre programme semblable vient d'être créé par Marmen et le CFPRO de Matane.

C'est une cohorte pour former des assembleurs, des opérateurs de table de coupe, des opérateurs grenaillage, des métalliseurs, précise Mélanie Cummings. Ce sont vraiment des postes au niveau de la finition des éoliennes.

Marmen est actuellement en train de recruter des participants pour ce nouveau programme de formation, qui débutera le 11 novembre.

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