•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Zuckerberg défend le projet de devise de Facebook devant le Congrès américain

Mark Zuckerberg, patron de Facebook.

Mark Zuckerberg a tenté de rassurer les membres du Congrès sur le fait que sa société ne chercherait pas à se soustraire à la réglementation financière lors de la mise sur pied de la Libra.

Photo : Reuters / Erin Scott

Associated Press

Le chef de la direction de Facebook, Mark Zuckerberg, a dû affronter des questions épineuses de la part d'élus du Congrès, mercredi, alors qu'il fait face à une surveillance accrue des autorités de réglementation américaines. Il défendait le projet ambitieux de sa société visant à créer une monnaie numérique.

L'audience du Comité des services financiers de la Chambre des représentants portait surtout sur le projet de devise appelée Libra. M. Zuckerberg a pris la peine de rassurer les législateurs sur le fait qu'il ne permettrait pas à Facebook d'aller de l'avant sans l'approbation explicite de toutes les autorités réglementaires financières américaines.

Néanmoins, un certain nombre de membres du comité n'ont pas été convaincus.

La représentante Maxine Waters, démocrate de Californie qui préside le Comité des services financiers, a souligné que le projet de cryptomonnaie Libra du réseau social générait de nombreuses inquiétudes et a soutenu que Facebook devrait peut-être être fractionnée.

La représentante républicaine Ann Wagner, du Missouri, a demandé à M. Zuckerberg pourquoi plusieurs grandes entreprises avaient récemment quitté le projet Libra. Le patron de Facebook, momentanément à court de mots, a noté qu'il s'agissait d'une entreprise risquée.

Bien que l'audience se soit surtout intéressée à la monnaie numérique, l'ensemble des politiques et comportements de Facebook ainsi que sa domination du marché attirent l'attention du Congrès. C'était la première fois que le patron de Facebook témoignait devant le Congrès depuis avril 2018.

La société semble susciter plus fréquemment la colère du public et des élus ces derniers temps, que ce soit pour ses services de messagerie qui permettent des conversations chiffrées, pour son comportement jugé anticoncurrentiel, ou pour son refus de supprimer des publicités politiques bidon ou des vidéos falsifiées.

Pièces de monnaie placées devant un écran où il est écrit « libra ».

Libra, monnaie numérique de Facebook

Photo : Reuters / Dado Ruvic

Les représentants des deux partis et les principaux régulateurs - dont le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, et le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell - ont critiqué le plan de Facebook de créer la nouvelle devise numérique. Ils soulignent notamment qu'elle pourrait être utilisée pour mener des activités illicites telles que le blanchiment d'argent ou le trafic de drogue.

Dans un témoignage écrit soumis en prévision de l'audience, M. Zuckerberg a tenté de rassurer les membres du Congrès sur le fait que sa société ne chercherait pas à se soustraire à la réglementation financière lors de la mise sur pied de la Libra.

Facebook ne participera pas au lancement du système de paiement Libra, nulle part dans le monde, à moins que tous les régulateurs américains ne l'approuvent, a-t-il affirmé. C'est une déclaration plus affirmative que celle qu'avait faite David Marcus, un autre dirigeant de Facebook, devant le Congrès en juillet. M. Marcus avait alors déclaré que la société n'activerait pas la Libra tant qu'elle n'aurait pas entièrement résolu les problèmes de réglementation et reçu les approbations appropriées. M. Marcus est le principal responsable du projet Libra chez Facebook.

Politique américaine

Économie