•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La CSDM aurait voulu être entendue sur la réforme des commissions scolaires

Catherine Harel Bourdon, avec d'autres personnes, lors d'un point de presse.

Catherine Harel Bourdon aurait souhaité que la CSDM soit entendue au sujet du projet de loi sur les commissions scolaires.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) dénonce le fait qu'elle n'aura pas voix au chapitre lors de la commission parlementaire sur le projet de loi 40, qui vise à transformer les commissions scolaires du Québec en centres de services.

« C'est aberrant », a lancé la présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, lors d'une conférence de presse mercredi, entourée de commissaires scolaires.

Elle a ajouté que la CSDM est la plus grande commission scolaire de la province et a fait valoir les « enjeux spécifiques du territoire montréalais ».

Les élus de l'Assemblée nationale n'entendront pas les enjeux au cœur de Montréal et les spécificités de chacun de ses quartiers dans huit arrondissements et la Ville de Westmount, déplore-t-elle. Tant sur le plan de la "défavorisation", que sur ceux de l'intégration et la francisation des familles immigrantes.

Au gouvernement, on a laissé entendre que la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) pourra représenter les intérêts de ses membres, dont fait partie la Commission scolaire de Montréal.

Mme Harel Bourdon rétorque que la Fédération ne pourra pas représenter les enjeux de tous les territoires, toutes les régions du Québec y compris [ceux de] la Commission scolaire de Montréal, nos enjeux spécifiques. Elle s'est aussi montrée solidaire des commissions scolaires d'autres régions, comme la Côte-Nord et l'Abitibi-Témiscamingue, qui ne seront pas aux audiences.

Des commissions scolaires qui ne font pas partie de la FCSQ participeront aux audiences sur le projet de loi 40 présenté au début du mois.

La présidente de la CSDM a précisé que le comité de parents participera aux audiences qui doivent commencer le 4 novembre.

En point de presse, elle a lu un message du président du comité, Sylvain Caron, qui juge inacceptable que la CSDM ne puisse pas être entendue.

Selon les propos rapportés, le comité a été invité en considération de ses particularités uniques. Ces particularités, [ce sont] également ce qui définit la CSDM.

Le Québec compte actuellement 72 commissions scolaires : 60 francophones, 9 anglophones et 3 à statut particulier.

Avec les informations de Mathieu Dion

Politique provinciale

Politique