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Les conservateurs albertains s’apprêtent à couper dans les dépenses

Vue aérienne palais législatif albertain à Edmonton et du quartier environnant la nuit.

Le gouvernement Kenney veut baisser ses dépenses de 2,8 % en quatre ans, malgré l'inflation et la hausse de la population.

Photo : Radio-Canada / David Bajer

Laurent Pirot

L’Alberta dépense trop, mais « ça s’arrête ici ». Le premier ministre albertain, Jason Kenney, annonce une coupe de 2,8 % des dépenses au cours des quatre prochaines années, dans le but de revenir à l’équilibre budgétaire avant la fin de son mandat.

Soyons clairs, ce ne sera pas un budget facile, a déclaré Jason Kenney dans une allocution télévisée mercredi soir, à la veille du dépôt de son premier budget.

Les deux importants ministères de la Santé et de l’Éducation seront épargnés. Les coupes concerneront surtout les programmes considérés comme inefficaces ou inutiles, affirme le premier ministre.

Le nombre de fonctionnaires baissera aussi, de façon modeste. Les conservateurs disent que ça se fera surtout grâce au non-remplacement des départs à la retraite ou des démissions et veulent protéger les services de première ligne.

Jason Kenney n’a pas exclu de suppression de postes et n’a pas non plus chiffré la réduction du nombre de postes à laquelle il s’attend.

Ces décisions difficiles sont nécessaires. En fait, elles auraient dû être prises il y a longtemps.

Jason Kenney, premier ministre albertain

Trop de dépenses

Le gouvernement conservateur considère que le déficit budgétaire de la province s’explique principalement par des dépenses trop élevées.

L’opposition néo-démocrate s’inquiète des conséquences de ces décisions sur la qualité des services publics, d’autant plus que les besoins augmentent : la population albertaine a augmenté de 1,6 % au cours de l’année passée.

Les familles ordinaires vont souffrir.

Shannon Phillips, députée néo-démocrate

Le grand syndicat de la fonction publique, l'AUPE, a fait savoir qu’il avait l’intention de résister à ces coupes. Les Albertains comptent sur nous pour que nous nous battions pour eux. Nous n’allons pas les décevoir, a promis le président du syndicat, Guy Smith.

Le premier ministre espère au contraire que les fonctionnaires aideront la province à devenir au moins aussi efficace que les autres. Mais il prévient aussi que ni les manifestations ni la pression politique ne lui feront changer de cap.

Dans les derniers mois, plusieurs secteurs de la société ont fait part de leurs inquiétudes au sujet du budget, dans la foulée des suggestions d’un groupe d’experts sur les économies possibles.

Les municipalités rurales, exemple, craignent de devoir payer une plus grande part des coûts de maintien de l’ordre. Quant aux universités, elles rechignent à augmenter les frais de scolarités demandés aux étudiants.

Alberta

Politique provinciale