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Hydro-Québec viendra expliquer sa gestion des barrages aux résidents de l'Outaouais

La rivière des Outaouais, le 23 octobre 2019.

Le niveau de la rivière des Outaouais a rarement été aussi bas qu'à l'heure actuelle. (archives)

Photo : Radio-Canada / Ismaël Sy

Ismaël Sy

Hydro-Québec, en collaboration avec la Commission de la planification de la régularisation de la rivière des Outaouais, organisera une série de rencontres d'informations ouvertes au public pour expliquer comment les débits des réservoirs sont gérés, au cours des prochaines semaines.

Même si ces séances ne s'adressent pas spécifiquement aux sinistrés des inondations, la société d'État croit que la présence d'expert permettra de mieux faire comprendre son travail.

Des fois, on mêle les rôles de chaque ouvrage. Un barrage et une centrale au fil de l'eau, ce n'est pas une notion que monsieur et madame ont. Il y a un besoin d'informer et de vulgariser ces activités-là, constate Julie Léonard, la porte-parole d'Hydro-Québec.

Liste des rencontres portes ouvertes :

  • Maniwaki, 28 octobre
  • Gracefield, 29 octobre
  • Île-du-Grand-Calumet, 4 novembre
  • Campbell's Bay, 5 novembre
  • Gatineau, 6 et 7 novembre
  • Chelsea, 12 novembre

Le conseiller Jean-François LeBlanc, dont le district du Lac-Beauchamp a été dévasté par les inondations, invite les sinistrés à participer en grand nombre. Il espère que ces rencontres aideront ceux qui hésitent entre quitter leur maison et la reconstruire à faire un choix.

Ce qui est important pour moi c'est que les gens comprennent la situation et prennent une décision qui est basée sur le terrain et non sur des perceptions, explique M. LeBlanc.

Jean-François LeBlanc en entrevue à Radio-Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jean-François LeBlanc croit qu'il est important de comprendre le fonctionnement du plan de gestion des barrages. (archives)

Photo : Radio-Canada

Son collègue Marc Carrière, conseiller du district de Masson-Angers, reconnaît la pertinence d'éduquer les citoyens sur la gestion des barrages, mais prend cette annonce avec un grain de sel.

Au niveau des inondations, c'est sûr que les gens n'auront pas les réponses à leurs questions lors de cette soirée-là. Moi je suis resté quand même sur mon appétit, concède-t-il.

Des sinistrés convaincus qu'il y a anguille sous roche

Dès les premières inondations en 2017, de nombreux riverains ont mis en doute l'efficacité de la gestion des barrages le long de la rivière des Outaouais.

C'est le cas de Renée Iaropoli, une résidente de la rue Hurtubise à Gatineau qui a été frappée par les inondations en 2017 comme en 2019.

Renée Iaropoli en entrevue à Radio-Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Renée Iaropoli est convaincue que les inondations auraient pu être évitées avec une gestion des barrages plus efficace.

Photo : Radio-Canada

Au printemps, la fonte des neiges et la pluie : on y a goûté. C'est toute une gestion de barrages, assure celle qui demeure au bord de la rivière des Outaouais depuis 1976.

D'accord qu'ils nous informent, mais qu'ils agissent aussi!

Renée Iaropoli, sinistrée de Gatineau

Même si les autorités ont plus d'une fois expliqué que d'autres facteurs, comme la pluie ou le couvert de neige, étaient en cause, Mme Iaropoli n'est pas la seule à demeurer sceptique.

Lynn Brunet, une autre résidente de la rue Hurtubise, soutient que ces rencontres ne vont rien régler.

Moi je crois que c'est vraiment politique pis ils vont juste nous dire des choses pour essayer de nous calmer, estime Mme Brunet. C'est plus gros qu'on pense, d'après moi.

Trouver des pistes de solution

En août dernier, le député libéral du Pontiac, William Amos a affirmé qu'il fallait faire un examen compréhensif et indépendant de la gestion des barrages durant les inondations.

Son collègue Greg Fergus, député libéral de Hull-Aylmer, est aussi d'avis qu'une commission d'enquête parlementaire serait bénéfique.

C'est important pour accroître la confiance que les citoyens vont avoir pour Hydro-Québec et sur comment on gère les niveaux d'eau dans nos barrages, précise M. Fergus.

Par ailleurs, les résultats de la commission scientifique indépendante réclamée par la Ville de Gatineau devraient être rendus publics au cours des prochaines semaines selon Marc Carrière.

Avec les informations de Nathalie Tremblay et Josée Guérin

Ottawa-Gatineau

Incidents et catastrophes naturelles