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Une étude va évaluer l'effet des inondations sur la santé des sinistrés à Gatineau

Un homme et une femme se tiennent la main en marchant dans un quartier résidentiel inondé de Gatineau.

De nombreux résidents ont dû faire face aux inondations au printemps 2019 (archives).

Photo : Reuters / Chris Wattie

Radio-Canada

La Ville de Gatineau veut évaluer les répercussions sur la santé des terrains laissés vacants à la suite des inondations dans les districts de Pointe-Gatineau et de Lac-Beauchamp. Un protocole d'entente vient d'être signé avec la Direction de la santé publique de l'Outaouais qui mènera l'étude.

Depuis la crue de 2017, près de 200 résidences ont été démolies et des dizaines de terrains ont été cédés à la Ville. Les trous béants ont déjà des répercussions sur les résidents qui sont restés dans leur logement.

Le conseiller du district du Lac-Beauchamp, Jean-François LeBlanc, souligne que ce projet vise notamment à faire le lien avec les sinistrés.

[Les sinistrés] vivent des choses qui ne sont pas faciles. Ce n'est pas très bon pour le moral de vivre dans un quartier où des maisons sont démolies toutes les x périodes. On se doute qu'il y a un impact sur le moral, mais ça finit par influencer la santé, a expliqué M. LeBlanc.

La conseillère du district de Pointe-Gatineau, Myriam Nadeau, dont le secteur a été dévasté, ajoute que les résultats de l'étude permettront à la Ville de mieux cibler les utilisations futures de ces terrains.

Elle donne notamment comme exemple la conversion de terrains vacants en jardins communautaires pour lutter contre l'insécurité alimentaire. L'expertise de la santé publique permettra alors d'identifier les aménagements favorables et de mieux répondre aux besoins de la communauté.

C’est aussi une façon pour la Ville de s’assurer qu’on a un contrôle sur ces terrains, de limiter des méfaits [...] Ils doivent demeurer du domaine public ces terrains-là.

Myriam Nadeau, conseillère du district de Pointe-Gatineau

Des quartiers plus unifiés

Par ailleurs, l'utilisation des terrains vacants permettra de solidifier le tissu social des quartiers, surtout lorsque de nombreuses résidences inondées ont dû être rasées.

Il y a encore plus de gens qui vont quitter [leur maison], mais il en reste encore beaucoup qui n’auront pas les moyens de quitter [les lieux] ou ne se feront pas offrir de quitter, ajoute Mme Nadeau. D’autres qui vont continuer d’habiter aux abords des endroits inondés. Ça va continuer d’être leur quartier. On ne veut pas qu’il y ait de dévitalisation outre mesure.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

Ottawa-Gatineau

Politique municipale