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Leonnie Kabole Kapangula, créatrice de mode acharnée

Leonnie debout à côté d'une robe de mariage qu'elle a créée

Leonnie Kabole Kapangula a aménagé son sous-sol à Prince Albert en atelier de création.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Nicole Lavergne-Smith

Le rêve de la Fransaskoise Leonnie Kabole Kapangula est de vivre de sa passion : concevoir des vêtements et les créer. Même si elle a dû retourner à la case départ plusieurs fois et que les embûches sont nombreuses, elle n'a jamais perdu son objectif de vue.

Son amour immodéré pour la mode est né juste après son secondaire en République démocratique du Congo, en Afrique.

C’est ma sœur qui était designer. Je me suis inspirée à partir de là, et puis je voulais vraiment avoir des choses uniques. Je voulais être chic!

Leonnie Kabole Kapangula

Pour transformer ses envies en réalité, elle a suivi des cours de couture pendant trois ans. Mais la vie dans son pays d'origine divisé par les conflits n’était pas facile.

Leonnie Kabole Kapangula est une maman endeuillée : elle a perdu sa fille de un an malade faute d’aide médicale suffisante. C'est ainsi qu'elle, son conjoint et leur fils se sont exilés en Zambie, pays voisin du leur.

Leonnie et son conjoint posent devant une machine à coudre.

Leonnie et son conjoint Charles Kahumbu

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

L’église presbytérienne a fait venir la famille au Canada en 1995. Son conjoint, Charles Kahumbu, est ministre de cette église au Canada.

En contrées canadiennes, Leonnie n'a ni perdu son temps ni abandonné ses rêves. Elle s’est inscrite à l’Académie de dessin de mode Richard-Robinson, à Ottawa.

Photo en noir et blanc du visage de LeonnieAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Telle est la photo de Leonnie qui figure dans les archives de l'école de mode Richard-Robinson, à Ottawa.

Photo : Leonnie Kabole

Nouvellement finissante, elle n'a pas chômé : elle a imaginé un défilé de mode lors d'un événement de charité des sénateurs et sénatrices au Parlement.

Pour subvenir aux besoins de sa famille, elle a travaillé dans plusieurs domaines qui n'avaient rien à voir avec la mode. Ce qui ne l'empêchait pas de consacrer une large partie de son temps libre à sa passion.

Je travaillais toujours la journée. Le soir, j’étais à la maison. La nuit, je travaillais tout le temps jusqu’à 1 heure ou 2 heures du matin. Chaque année, chaque saison, je faisais des défilés de mode.

Son acharnement lui a permis de mettre sur pied sa propre entreprise. Elle concevait des vêtements et ça plaisait. Lentement mais sûrement, elle a développé sa clientèle. Mais de là à en vivre pleinement , elle en était loin.

En 2009, son conjoint s'est déniché un emploi à Flin Flon, au Manitoba. Tout naturellement, Leonnie l'a suivi et ce fut le choc.

On arrive là-bas… Là, il n’y a pas la mode. Il fait froid, il n’y a pas la clientèle.

Leonnie Kabole Kapangula

Elle ne s'est pas découragée et est parvenue à y présenter un défilé.

Nouveau déménagement, la famille s'est installée à Winnipeg. Leonnie Kabole Kapangula a travaillé cette fois dans un magasin de tissu et a continué à faire ses créations quand elle le pouvait.

Gros plan d'une femme portant une belle robe et des bijoux. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La tenue que porte cette femme est une création de Leonnie.

Photo : AJ Batac

Depuis 2016, le couple vit à Prince Albert, en Saskatchewan. Charles est aumônier au pénitencier et Leonnie occupe les fonctions d'éducatrice au centre éducatif Trésor du Monde.

Bien sûr, elle consacre encore son temps libre à la mode. Son sous-sol est devenu son studio de travail.

Si tu as un rêve, il faut y croire jusqu’au bout. Il ne faut jamais baisser les bras.

Saskatchewan

Mode et beauté