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Un visiteur poursuit le Village québécois d'antan pour 300 000 $

Quelques maisons sur le site du Village québécois d'antan.

Les faits allégués dans la poursuite se seraient produits en octobre 2016 au Village québécois d'antan de Drummondville.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Yannick Bergeron

Un résident de Québec qui affirme avoir vécu un véritable cauchemar après s'être blessé en sortant d'une maison hantée poursuit le Village québécois d'antan.

Nicolas St-Hilaire réclame près de 300 000 $ à l'organisme de Drummondville, qui crée un village dont la thématique est l'Halloween, à l'automne.

Le 22 octobre 2016, M. St-Hilaire s'y est rendu avec une dizaine de membres de sa famille, dont sa conjointe et sa fille.

Selon sa requête, déposée en Cour supérieure, il tombait une pluie abondante et les rafales étaient importantes, mais l'organisation a choisi de maintenir son activité qui se déroulait en soirée.

Dans la « Maison Faucher - Maison de la commère », le groupe assiste à une courte pièce de théâtre animée par des « personnages macabres », où le père doit intervenir auprès de sa fille qui est retenue par un de ces personnages.

Au moment de sortir de la résidence, « le demandeur s'est accroché les pieds sur le seuil surélevé d'une porte », peut-on lire dans la poursuite.

Selon le document, le balcon extérieur se trouvait plusieurs centimètres plus bas et il était recouvert de boue, ce qui aurait causé la chute de l'homme de 41 ans.

Nicolas St-Hilaire se serait « fortement cogné la tête sur la rampe de l'escalier » avant de dévaler les marches jusqu'au sol.

Après une légère perte de conscience, il a été conduit par des employés du Village « au centre de secours », où d'autres personnes blessées se trouvaient, selon la requête.

M. St-Hilaire a dû être mis sur un brancard pour être amené jusqu'à l'ambulance, mais les employés de Village l'auraient échappé « dans le cadre de la porte du centre de secours ».

Des installations pas assez sécuritaires, selon le demandeur

Le camionneur reproche au Village québécois d'antan le manque d'éclairage dans ses installations et de ne pas avoir prévu des mesures nécessaires pour éviter sa chute.

Il a souffert d'un traumatisme crânien qui l'a tenu à l'écart du travail durant deux ans, peut-on lire dans sa requête, dont les faits allégués restent à prouver à la Cour.

Le document judiciaire mentionne que le quadragénaire souffre toujours de nausées et de maux de tête graves, en plus d'avoir des troubles de mémoire et de vision.

La direction du Village rejette sa responsabilité, mais ne veut pas commenter l'affaire puisqu'elle se retrouve maintenant devant les tribunaux.

Le directeur général Guy Belhumeur indique toutefois que le concept du village hanté change tous les ans et qu'il n'est donc plus le même qu'en 2016.

Nicolas St-Hilaire réclame 296 500 $ à l'organisme alors que sa conjointe et sa fille estiment qu'elles ont droit à 35 000 $ pour les troubles et inconvénients qu'elles auraient vécus à la suite de la mésaventure.

La Maison Faucher démolie

Le Village québécois d'antan a annoncé en avril dernier que le bâtiment où s'est produit l'incident allégué du 22 octobre 2016, la Maison Faucher, devait être démoli.

La Maison Faucher du Village québécois d'antan.

La Maison Faucher, qui date de 1855, en avril 2019.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Dumas

La résidence patrimoniale érigée en 1855 avait été lourdement endommagée lors d’un incendie survenu en décembre 2018.

Mauricie et Centre du Québec

Procès et poursuites