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Une école secondaire de Saint-Georges s'attaque au vapotage

Les ministres de la Santé insistent sur l'importance de protéger les jeunes des dangers liés au vapotage.

Photo : Associated Press / Steven Senne

Hadi Hassin

La lutte contre la cigarette électronique est le nouveau cheval de bataille de la Polyvalente de Saint-Georges, en Beauce. Un kiosque d'information a été installé mercredi midi afin d'informer les élèves des risques du vapotage sur leur santé.

La situation est devenue à ce point critique au sein de l’établissement, depuis un an, que la direction a décidé de passer à l’action pour atténuer le phénomène.

Le temps de la pause-repas, les usagers ont pu délaisser leur cigarette électronique en échange d’un smoothie concocté pour l’occasion.

Un élève se fait offrir un smoothie.

Mercredi midi, les élèves ont pu délaisser leur cigarette électronique en échange d’un smoothie.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussiere

Une problématique provinciale

Josée Vaillancourt, intervenante en dépendance à la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin, constate que le phénomène n’est pas propre à une seule école. Tous les établissements sont touchés dans des proportions différentes.

C’est devenu plus problématique depuis l’année dernière, affirme-t-elle. Au fur et à mesure que l’année avançait, on voyait qu’il y avait de plus en plus d’élèves qui vapotaient à l’école ou qui s’achetaient des vapoteuses. On a ressenti un besoin plus intensif de faire de la prévention pour essayer d’enrayer ce phénomène.

L’adolescence est une période où le besoin de s’intégrer est grandissant, souligne Josée Vaillancourt qui remarque que les élèves du secondaire risquent plus de succomber à la tentation en cette période de vulnérabilité.

On a constaté que ce n’est plus que quelques élèves qui vapotent ou une clientèle plus problématique. [...] À l’adolescence, on aime faire partie d’une gang, on aime être reconnu. Le vapotage est un autre phénomène qui amène aussi cette forme de reconnaissance là.

Josée Vaillancourt, intervenante en dépendance à la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin

Ajoutez-y la facilité d’utilisation de l’appareil puis sa taille toujours plus petite, et le risque n’est pas amoindri. Cela a même fait en sorte que des jeunes ont commencé à fumer dans les salles de bain de l’école, dans les vestiaires lors du cours d’éducation physique et pendant les périodes de pause.

Quatre cigarettes électroniques de tailles variées.

Les écoles confisquent de plus en plus de cigarettes électroniques.

Photo : Associated Press / Malcolm Denemark

Des affiches

Dans ses démarches pour lutter contre le phénomène, la direction de la Polyvalente de Saint-Georges posera également une série d’affiches à l'intérieur et à l'extérieur de l’école, sur son terrain. Les affiches visent à sensibiliser les étudiants, fumeurs ou non, sur les effets nocifs de la cigarette électronique.

Panneau indiquant qu'il est interdit de vapoter sur le terrain d'une école

La direction de la Polyvalente de Saint-Georges posera également une série d’affiches à l'intérieur et à l'extérieur de l’école.

Photo : Josée Vaillancourt

Si tu leur dis qu’il y a un danger pour leur santé, ce n’est pas ça qui les accroche, explique l’intervenante. On y est allé avec des propos qui les rejoignaient plus, sur les risques de dépendance, sur les risques sur leur concentration, sur la mémoire. On y est allé avec des propos simples et clairs.

Les élèves des autres établissements d'enseignement de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin profiteront prochainement de la même campagne de sensibilisation.

Plusieurs pensent que ce n’est pas une cigarette, donc qu’ils ne peuvent pas tomber dépendants de leur vapoteuse, qu’ils peuvent arrêter quand ils veulent, dit-elle.

Un groupe de jeunes vapotent devant une école.

La direction de l’établissement a même dû suspendre quelques élèves.

Photo : Radio-Canada / Guylaine Bussiere

Dans quelques cas plus exceptionnels, Josée Vaillancourt raconte que la Sûreté du Québec a été appelée à distribuer des constats d’infraction aux plus récalcitrants. La direction de l’établissement a même dû suspendre quelques élèves.

C’est une façon de se geler [pour certaines élèves], regrette-t-elle. Avec les doseuses qui ont un haut pourcentage de nicotine, jusqu’à 50 %, souvent le trip est d’avoir une grande quantité de nicotine et de tomber dans les limbes.

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Éducation