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Le transport en commun à Rouyn-Noranda : un bon choix?

Deux personnes à côté de l'autobus s'apprêtent à embarquer.

Thomas prend l'autobus de ville de Rouyn-Noranda pour se rendre à ses cours, mais quand il peut, il se se fait conduire à l'école par souci de sauver du temps.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Alexia Martel-Desjardins

Étudier à Rouyn-Noranda et se déplacer avec le transport collectif, est-ce avantageux? Portraits d’un étudiant à Rouyn-Noranda et d’une étudiante à Montréal.

Autoportraits de Thomas Hallée-Gaudet et Léa Cardin-Houde.

Thomas Hallée-Gaudet doit prévoir environ 50 minutes pour se rendre au Cégep, alors que Léa Cardin-Houde planifie environ 30 minutes pour se rendre au Cégep.

Photo : Radio-Canada / Thomas Hallée-Gaudet/Léa Cardin-Houde

Thomas Hallée-Gaudet étudie au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue à Rouyn-Noranda et Léa Cardin-Houde étudie au Cégep de Saint-Laurent à Montréal. Tous deux résident presque à la même distance de leur Cégep et s’y rendent en autobus. Cependant, leur temps de déplacement et leur satisfaction par rapport au service diffèrent grandement.

Voici un tableau en titre de comparaison :

Temps et efficacité

Léa vit à Montréal, à environ 3,9 km du Cégep, et Thomas vit à une distance d’environ 3,5 km du Cégep. À presque la même distance, la durée du trajet de Thomas est cependant près de deux fois plus longue que celle de Léa.

Une carte avec des infographies d'autobus qui se promènent.

Le trajet d'un étudiant dans le transport en commun à Rouyn-Noranda

Photo : Google Maps

Pour se rendre à un cours à 8 h 10, Thomas doit partir de chez lui vers 7 h 10. De sa maison au Cégep, il doit planifier entre 45 et 50 minutes.

Léa, quant à elle, peut partir de chez elle vers 7 h 35 au plus tard, car le trajet en autobus lui prend entre 30 et 35 minutes.

Un autobus vert suit une ligne bleue droite.

Le trajet en autobus que Léa Cardin-Houde emprunte pour se rendre au Cégep.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

À Rouyn-Noranda, le service d’autobus compte trois circuits qui, ensemble, couvrent une grande partie de la ville. Cela fait en sorte que l’autobus emprunte plusieurs rues, et non une trajectoire plus directe, et prend donc plus de temps pour nous amener à destination.

Ça suit une boucle, ça ne suit pas le trajet que tu veux, indique Thomas. Ça fait que si tu restes à la fin du circuit, tu risques de faire le tour du circuit puis de perdre un peu de temps par rapport à une voiture, mais ça fait partie de la vie.

L'intérieur d'un autobus de ville, tous les bancs sont vides excepté pour un où une personne est assise.

La Ville de Rouyn-Noranda a deux véhicules pour parcourir les trois circuits offerts par le service de transport collectif.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Sylvie Turgeon, conseillère municipale à Rouyn-Noranda et membre de la Commission des transports des personnes, reconnaît que l’autobus nécessite plus de temps que la voiture.

Notre circuit fait le tour de la ville, alors c’est sûr que ça prend un peu plus de temps, dit-elle. Est-ce que c'est ça qui décourage nos utilisateurs? Peut-être, je ne peux pas vous le confirmer.

La conseillère du quartier Rouyn-Noranda-Ouest, Sylvie Turgeon.

La conseillère municipale, Sylvie Turgeon.

Photo : Radio-Canada / Angie Landry

Cependant, elle croit qu’il faut sensibiliser la population à la réduction de notre empreinte écologique. Selon elle, il s’agit de changer notre façon de voir nos déplacements.

Peut-être qu’il faut le voir avec une autre lunette et dire “et bien je vais faire de la lecture, je vais lire mes notes de cours, je vais faire d’autre chose”, et puis c’est ce qu’on n’a pas dans notre ADN chez nous, mais qu’on veut mettre ça en place et favoriser et sensibiliser la population à changer ses habitudes de vie, croit-elle.


Abordabilité

Malgré le fait que l’efficacité ne soit pas toujours au rendez-vous à Rouyn-Noranda, le prix des titres de transport est moindre à Rouyn-Noranda comparativement à ceux que vend la Société de transport de Montréal (STM).

C’est sûr que ça revient moins cher à la longue, mais c’est quand même moins pratique parce que, bon, on ne peut pas partir quand on veut non plus, remarque Thomas.

Gros plan sur une carte d'autobus au-dessus du guichet de paiement dans l'autobus de la ville.

À Rouyn-Noranda, on achète maintenant ses titres de transport en chargeant une carte à puce, en payant la quantité de billets désirés.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Pour prendre l’autobus à Montréal pendant une session, le prix est plus de trois fois plus élevé qu’à Rouyn-Noranda. Cependant, la STM compte plus de 200 lignes d’autobus, dont certaines passent toutes les 10 minutes, et le titre de transport mensuel pour un étudiant inclut l’accès au métro.

Léa Cardin-Houde, quant à elle, ne prendrait pas la voiture même si elle avait accès à un véhicule. Non, parce qu’à Montréal c’est difficile de trouver des places de stationnement et puis aussi, c’est moins écologique, répond-elle.

Des gens sont assis dans un autobus.

L'autobus 121, à Montréal, est très achalandé. Les passages sont séparés par des intervalles de 10 minutes.

Photo : Léa Cardin-Houde

Sylvie Turgeon estime que l’abordabilité du transport en commun à Rouyn-Noranda représente un incitatif.

Notre semaine des transports en commun, on a donné la gratuité pendant quatre jours, on a vu une utilisation qui était beaucoup plus élevée qu’à l’habitude, observe-t-elle. Est-ce que dans l’avenir la gratuité, ce serait idéal? Je pense qu’on aurait beaucoup d'utilisateurs, mais il y a quand même des coûts reliés à ça.

Développer le réseau d’autobus à Rouyn-Noranda?

Sylvie Turgeon rapporte que la Ville souhaite augmenter le service d’autobus ainsi que l’utilisation du transport en commun.

Oui, moi je pense qu’il y a place à l’amélioration et c’est ce qu’on recherche, c’est notre objectif à la Commission des transports, concède-t-elle.

C’est de pouvoir chercher des solutions pour pouvoir amener les gens à changer leurs habitudes, parce qu'on sait que nous, notre habitude, c’est de prendre la voiture.

Sylvie Turgeon, conseillère municipale à Rouyn-Noranda et membre de la Commission des transports des personnes
Un autobus est stationné à côté du trottoir.

Le service d'autobus de Rouyn-Noranda compte deux véhicules, qui circulent sur trois circuits.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

La Ville compte entre autres interpeller les entreprises et les employeurs de Rouyn-Noranda pour qu’ils puissent aussi encourager leurs employés à prendre le transport en commun.

De plus, la Ville attend la publication du plan national de mobilité du gouvernement du Québec avant d’orienter ses actions. Les villes du Québec avaient jusqu'à la fin du mois d’octobre pour déposer leur mémoire, puis le gouvernement élaborera son plan national.

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Abitibi–Témiscamingue

Transport en commun