•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Archives

Au temps des arcades

Un jeune homme joue au jeu vidéo Quasar dans une arcade.

Les arcades étaient particulièrement populaires au Québec dans les années 80.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Avez-vous connu la frénésie des arcades? Nos archives rappellent l’apparition de ces salles de jeux vidéo dans le paysage québécois et les inquiétudes qu’elles ont soulevées.

Au début des années 80, les centres de divertissement se multiplient au Québec.

Cette période correspond à l’avènement du jeu vidéo en Amérique du Nord, une vague à laquelle n’échappe pas la province.

De plus, à partir de 1976, la loi permet l’ouverture de salles de jeux électroniques ou de machines à boules, auparavant exploitées clandestinement.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

« La révolution des jeux électroniques frappe l'Amérique », déclare le journaliste Pierre Craig dans ce premier reportage qui se penche en profondeur sur le phénomène des arcades.

Son enquête est diffusée à l’émission Contrechamp du 10 novembre 1982, animée par Anne-Marie Dussault.

Afin de bien comprendre l’engouement pour les jeux vidéo, le journaliste s’entretient avec des propriétaires d’arcades et des joueurs, ainsi qu'avec Louise Lemire, auteure d’une thèse sur le sujet.

« L’arcade procure le rêve », soutient Louise Lemire. Elle offre à la fois aux jeunes de se rassembler et de sortir de leur réalité.

Les jeux vidéo permettent quant à eux de se mesurer à l’ordinateur, de rivaliser avec des amis et peut-être même de laisser sa marque sur la machine.

Ce nouvel espace de rencontre sème toutefois l’inquiétude chez les autorités, qui y voient un lieu de perdition et de délinquance juvénile.

Une loi promulguée par Québec en 1982 permet désormais aux municipalités d’interdire les arcades ou d’en restreindre l’accès sur leur territoire.

Mais peut-on vraiment stopper une industrie en pleine croissance, déjà plus lucrative que celles du cinéma et du disque réunies?

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

L'invasion galopante de notre quotidien par l'électronique ne semble plus devoir s'arrêter. Les fabricants de jeux vidéo font des affaires d'or.

Le journaliste-réalisateur Jean-Claude Marion

Le 4 mars 1983, l’équipe de l’émission Au jour le jour s’intéresse à son tour au phénomène des arcades.

Cette fois, le discours du policier interrogé par les journalistes Jean-Claude Marion et Sandra Dudley est plus nuancé.

Serge Bégin, directeur du district 54, soutient que des centres de divertissement mal contrôlés peuvent facilement devenir des lieux de recel et de trafic de drogue.

Il affirme par ailleurs que les arcades peuvent être un milieu de divertissement sain advenant qu’elles soient bien administrées, qu’on les éloigne des zones scolaires et qu’on revoie leurs heures d’ouverture.

« Il y a bien des choses qu'on peut abuser plus que des jeux », défend pour sa part une jeune fille qui fréquente régulièrement les arcades.

N’empêche, plusieurs villes telles que Laval et Charlesbourg choisiront dans les années 80 d’interdire les salles de jeux électroniques.

Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Comme le montre ce reportage au Téléjournal du 6 mars 1983, le jeu vidéo devient de plus en plus présent dans l’espace public avant de se démocratiser et de faire son entrée dans les foyers québécois.

Le journaliste Réal D’amours y rend compte du premier championnat de jeux électroniques au Québec, qui s’est déroulé à l'occasion du Salon de la jeunesse.

Comment se prépare-t-on à un championnat de ce genre-là? demande le journaliste au grand vainqueur de la compétition.

« En allant souvent jouer dans les arcades, puis j’ai pratiqué hier dans un Radio Shack », lui répond Daniel Lacombe, 16 ans, de Longueuil.

Encore plus de nos archives

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.