•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Bébé brûlé par du café dans un McDonald's : la mère n’obtient pas d'excuses

Un bébé assis sur un lit. Il sourit.

Yvonne Pihach affirme que son bébé de 11 mois a été brûlé par du café renversé accidentellement, en décembre 2018, dans un McDonald's à Saskatoon.

Photo : Yvonne Pihach/Facebook

Radio-Canada

Une Saskatchewanaise se dit mécontente qu'un McDonald's refuse de lui présenter des excuses comme elle l'exige depuis près d’un an parce qu'une serveuse du restaurant a accidentellement renversé du café chaud sur son bébé, ce qui lui a infligé des brûlures au deuxième degré.

L’incident est survenu en décembre dans le McDonald's situé dans le Walmart du centre commercial Stonebridge, à Saskatoon.

Yvonne Pihach raconte qu'elle était assise à une table du restaurant avec sa famille en attendant d’être servie. La serveuse a renversé accidentellement deux grandes tasses de café sur sa fille de 11 mois qui portait un habit de neige en fausse fourrure, affirme-t-elle.

« Elle s’est mise à crier », relate Yvonne Pihach qui a « rapidement tenté d’enlever le vêtement trempé, la fausse fourrure était collée à la peau de l’enfant ».

Après avoir enlevé l’habit, elle a demandé au personnel du restaurant si elle pouvait avoir un vêtement et de la glace. Elle soutient que le gérant a refusé.

Elle a alors acheté d’autres vêtements pour l’enfant et l’a amenée aux urgences. L’enfant avait des brûlures au deuxième degré sur les jambes et les pieds, indique Yvonne Pihach.

Cela a pris environ deux mois pour que les ampoules disparaissent, raconte la mère de l’enfant. Cette dernière porte encore une cicatrice sur l’un des pieds.

Pas d’excuses de la part de McDonald's

Après s’être plainte à l'entreprise, Yvonne Pihach a été contactée par un directeur régional de la multinationale, deux semaines après l’accident.

Ce directeur régional l'a alors informée que l'employée en question avait été congédiée et que le gérant du restaurant n’a pas voulu intervenir parce qu’on ne lui avait pas expliqué la situation.

Yvonne Pihach a alors exigé des excuses de l’entreprise et un dédommagement pour remplacer le vêtement de neige.

Elle soutient qu'initialement l'entreprise approuvait l'idée du dédommagement. Toutefois, la compagnie a soudainement coupé tout contact avec elle pendant des mois.

La semaine dernière, le propriétaire de la franchise du McDonald's concerné a informé la mère de famille que l’entreprise ne présentera pas d’excuses et ne la remboursera pas. Il a indiqué que l’entreprise sensibilisera ses employés aux questions de sécurité.

Yvonne Pihach dit ne pas être en colère contre l’employée, mais est mécontente de la façon dont l’entreprise a traité le problème.

« Dans tout cela, j’ai l’impression d’être juste une transaction et pas une personne », déplore-t-elle.

Possibles craintes liées aux conséquences juridiques des excuses

L'avocat Andrew Mason, de Saskatoon, explique que les grandes entreprises sont hésitantes à présenter des excuses, parce que celles-ci peuvent être utilisées contre elles en cas de poursuite judiciaire.

« Ces entreprises ne veulent pas faire de déclarations sans une protection juridique. Elles ne veulent pas, pour satisfaire un plaignant, dire quelque chose qui pourrait être utilisé contre elles pour montrer qu’elles ont mal agi », explique-t-il.

Le spécialiste en droit civil et en droit criminel affirme que la situation se complique davantage lorsque des assureurs sont impliqués.

« En cas de poursuite ou de risque de poursuite, l’entreprise voudra respecter les conditions de son contrat d’assurance si elle veut être couverte par son assureur », explique-t-il.

Le service des communications de McDonald's n’a pas répondu aux demandes de réactions dans ce dossier. Le propriétaire de la franchise en question, Raj Bains, n’a pas non plus voulu commenter l’incident.

Avec les informations de David Shield

Saskatchewan

Accident de travail