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Le loyer des Goldeyes pourrait passer de 1 $ à 150 000 $ par an

Le stade Shaw Park.

L'équipe des Goldeyes loue le stade Shaw Park pour 1 $ par an depuis 1997.

Photo : Radio-Canada / Cliff Simpson

Radio-Canada

Le contrat de location du stade de baseball Shaw Park, au centre-ville de Winnipeg, à l'équipe des Goldeyes pourrait coûter beaucoup plus cher à son propriétaire, l’ancien maire Sam Katz. L’administration municipale recommande une augmentation substantielle du loyer du stade dans le bail en cours de négociation.

Le nouveau bail proposé par la Ville comprend une hausse du loyer, qui passerait de 1 $ à 150 000 $ par année, ainsi que la fin des crédits d’impôt foncier et de la taxe sur les spectacles.

La Ville reprendrait deux terrains de stationnement qui génèrent des centaines de milliers de dollars de revenus pour les Goldeyes.

Les détails de la proposition figurent dans un rapport soumis au Comité de planification et développement des propriétés.

La Ville loue le terrain du stade à Riverside Park Management, un organisme sans but lucratif qui sous-loue ensuite le stade et les terrains de stationnement aux Goldeyes, qui appartiennent à Sam Katz.

Selon le rapport déposé au comité, la Ville a accordé à Riverside quelque 7,47 millions de dollars en subventions, en crédits d’impôt et en revenus non perçus de 1997 à 2018. Le total des revenus perçus de deux terrains de stationnement (au 110, avenue Pioneer et au 4, rue Westbrook) s'élève ainsi à 5,2 millions de dollars.

La durée du bail entre la Ville et Riverside va de 1997 à 2023. Riverside a cependant voulu négocier une nouvelle entente en vue d’obtenir de la Ville une aide financière qui lui permettrait d’effectuer des rénovations au stade.

Sam Katz n’a pas voulu se prononcer publiquement sur la proposition de la Ville avant la tenue d’une rencontre du comité de planification et développement des propriétés, prévue le 28 octobre.

Le rapport révèle plusieurs désaccords entre les deux parties, qui négocient depuis 2016.

Le président du comité, Brian Mayes, affirme qu’il revient aux élus de trouver un équilibre permettant d’obtenir un loyer et des conditions plus justes, sans avoir pour conséquence de chasser l’équipe.

C’est certain que nous avons besoin de plus que 1 $ de loyer par an, mais en ce qui concerne certains des autres problèmes, si le stade n’est pas utilisé, il y aura aussi moins de revenus comme ceux du stationnement. Nous devons avoir une vue d’ensemble, dit-il.

La Ville a engagé un consultant en juillet 2017 pour obtenir des données comparatives sur les pratiques d’autres villes quant à leurs installations sportives et être en mesure de faire une proposition à Riverside. L’organisme a rejeté l’offre en décembre de la même année et les deux parties négocient depuis.

Elles se sont entendues sur la durée du prochain contrat, qui serait de 15 ans, mais ne peuvent s’entendre sur les conditions des deux prolongations possibles de 5 ans chacune, qui s’ajouteront aux 15 années initiales. La Ville veut pouvoir revoir le loyer et les autres frais pour ces périodes de prolongation.

Toujours selon le rapport, le loyer annuel de 150 000 $ pourrait être remis en question. La Ville a confié à un analyste externe la tâche d’examiner quel pourrait être le loyer, étant donné que trois ans se sont écoulés depuis sa proposition initiale.

Riverside voudrait conserver les 42 000 $ annuels qu’elle reçoit en subventions pour les impôts fonciers et les 300 000 $ pour la taxe sur les spectacles. L’organisme s’oppose de plus à une condition du bail qui l’obligerait à se conformer aux politiques de la Ville concernant les commandites.

Avec des informations de Sean Kavanagh

Manitoba

Politique municipale