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Toronto utilisera les déchets organiques pour produire du gaz naturel renouvelable

On distingue la tour du CN au loin alors que les édifices sont entourés de brouillard.

La ville de Toronto vue du lac Ontario (archives).

Photo : getty images/istockphoto / ArchonCodex

Marguerite Gallorini

Un programme de recyclage des ordures pour produire du gaz naturel renouvelable va être lancé à Toronto, qui deviendra l'une des premières villes en Amérique du Nord à le faire.

Au cours des dernières années, la Ville Reine a cherché à exploiter le potentiel énergétique vert du biogaz pour trouver une solution de rechange aux sites d’enfouissement.

Des bacs de plastique verts empilés dans ce qui semble être un entrepôt.

Les déchets organiques récupérés dans les poubelles vertes de la ville pourront bientôt être transformés en gaz naturel.

Photo : Getty Images / Justin Sullivan

Carlyle Khan, directeur du développement de l’infrastructure et de la gestion des ressources à la Ville de Toronto, explique que ce nouveau système permettra de ne plus être dépendant du gaz naturel comprimé et des énergies fossiles. C’est probablement l’action la plus importante qu'on puisse faire pour contrer le changement climatique.

Les sites d'enfouissement et les installations de traitement des matières organiques de Toronto comptent parmi les plus grands producteurs de biogaz en Ontario.

L'ABC de la production du gaz naturel

Le site de traitement des déchets organiques de Dufferin, dans le nord de Toronto, est l’un des quatre lieux identifiés par la Ville pour produire du gaz naturel renouvelable (GNR). C’est le premier centre à recevoir du nouvel équipement pour inclure une installation de traitement du GNR, nécessaire pour nettoyer le gaz produit par la première structure, qui sera opérationnelle en mars 2020.

Un homme se tient devant un site de gestion des déchets dans le nord de Toronto.

Carlyle Khan, directeur du développement de l'infrastructure et de la gestion des ressources à la Ville de Toronto

Photo : Radio-Canada

Le centre [de traitement des déchets organiques] récupère le contenu des poubelles vertes, qui est moulu et prétraité à l’aide d’hydropulvérisateurs et de pressoirs. À partir de cela, la pulpe organique pure est extraite pour nourrir les digesteurs, qui produisent du gaz naturel sous forme solide et liquide, explique M. Khan.

Ce gaz est ensuite nettoyé au site de traitement du GNR, pour obtenir une meilleure qualité. De là, on peut l’injecter dans les pipelines, et il peut être envoyé dans tout l’Ontario, voire toute l’Amérique du Nord.

Quelque 55 000 tonnes de déchets organiques provenant des cuisines des résidents de Toronto sont traitées au centre de Dufferin, et pourront être transformées en 3,2 millions de mètres cubes de gaz naturel. Ce processus réduira l’empreinte carbone de la ville de 9000 tonnes de CO2 par an.

Alimentation des camions-poubelles

Depuis 2015, Enbridge Gas produit du gaz naturel comprimé pour les camions-poubelles de la Ville de Toronto. Ce sont les véhicules les plus propres sur le marché actuellement, 20 % plus propres que les camions utilisant du diesel.

Rob Dysiewicz, directeur du développement des affaires d'Enbridge Gas, explique que pour que la boucle soit bouclée, ce gaz produit par des déchets organiques pourrait être utilisé pour alimenter les camions-poubelles de la Ville, qui ramassent ces mêmes déchets.

Si la Ville de Toronto décide de remplacer 100 % du gaz comprimé par du GNR, ces camions auront 0 % d’émissions : ils seront aussi propres que les véhicules électriques ou à hydrogène du futur.

Rob Dysiewicz, directeur du développement des affaires d’Enbridge Gas

Il rappelle aussi qu’il est très important que les résidents jettent leurs déchets organiques dans la poubelle verte et non dans la poubelle noire, pour qu’ils puissent être transformés en gaz naturel plutôt que d’aller au site d’enfouissement.

Un homme se tient devant un site de gestion des déchets organiques.

Rob Dysiewicz, directeur du développement des affaires d'Enbridge Gaz

Photo : Radio-Canada

Une fois que les quatre centres de production du GNR seront opérationnels, les estimations suggèrent que la Ville sera en mesure de produire environ 64 millions de mètres cubes de gaz naturel par année, ce qui équivaut à une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 35 000 voitures pendant un an.

La Ville de Toronto a déclaré un état d’urgence climatique au début du mois d’octobre.

Avec les informations de Natalie Nanowski

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