•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'histoire de la co-cathédrale de Gravelbourg, ce « bijou » centenaire des Prairies

La co-cathédrale Notre-dame-de-l'Assomption à Gravelbourg.

Photo : Radio-Canada / Sophie Chevance

Sophie Chevance

Au cœur d'un des bastions francophones de la Saskatchewan, la co-cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Gravelbourg se voit à des kilomètres à la ronde. Son histoire est liée à celle de la colonisation de l'Ouest par les catholiques français au début du 20e siècle. Retour sur quelques grands moments de son histoire.


LA COLONISATION DE L'OUEST PAR LE PÈRE GRAVEL

Une photo d'archives de l'abbé Louis-Pierre Gravel, le fondateur de Gravelbourg.

L'abbé Louis-Pierre Gravel est le fondateur de Gravelbourg.

Photo : Société historique de la Saskatchewan

Dans les années 1910, Gravelbourg prend forme. Avec le soutien du tout premier chef du gouvernement canadien francophone, Wilfrid Laurier, et de l'archevêque de Saint-Boniface, Monseigneur Langevin, le missionnaire québécois, Louis-Pierre Gravel, fait de Gravelbourg le centre de son oeuvre de colonisation.


LE RÔLE DU CHEMIN DE FER

Reproduction d'une carte postale avec l'image sépia d'un train lors de son entrée en gare à Gravelbourg.

Un train entre en gare de Gravelbourg.

Photo : Archives \ Université de la Saskatchewan, Pamphlet Collection, LXX-2142

Le chantier de la future cathédrale débute en 1918. Pour transporter les premières briques de l’usine Claybank, au sud de Regina, mais surtout la pierre de Tyndall, du Manitoba, le chemin de fer est crucial. La voie ferrée du Canadien National vient d'être inaugurée, soit en 1913. La rue principale du village de Gravelbourg sera donc ainsi délimitée, à un bout, par la gare, à l’autre extrémité, par le futur emplacement de la cathédrale.


LES PREMIÈRES PIERRES DE L'ÉDIFICE

Une photo en noir et blanc de travailleurs lors de la construction de la cathédrale de Gravelbourg.

Le chantier de la future cathédrale débute en 1918. La façade s’élèvera à plus de 53 mètres de haut.

Photo : Archives \ Archidiocèse de Regina

Pour construire la future cathédrale, qui remplacera la première chapelle blanche Sainte-Philomène devenue trop petite, de nombreux travailleurs provenant de l'est s’installent à Gravelbourg. Entre les années 1906 et 1926, plus de 10 000 Canadiens s'établissent dans les vastes plaines de la Saskatchewan.


UN BÂTIMENT MAJESTUEUX

Photographie en noir et blanc de la cathédrale de Gravelbourg.

La cathédrale de Gravelbourg

Photo : Archives de l'Eau vive

L’inauguration de la cathédrale a lieu le 5 novembre 1919. L'œuvre de l'architecte montréalais Joseph Ernest Fortin se déploie dans un style roman et inspiré de la Renaissance italienne. La décoration intérieure est réalisée par le maître d'œuvre de la construction, l'abbé et peintre français Charles Maillard.


AU COEUR DE LA COMMUNAUTÉ

Vue aérienne de la cathédrale de Gravelbourg datant de 1955.

En 1955 déjà, la cathédrale de Gravelbourg se dresse fièrement au milieu des plaines saskatchewanaises.

Photo : Archives \ Université de la Saskatchewan, MG 402, McPhail Photograph Collection, Box 2, 771

L'édifice, d'abord nommé église Ste-Philomène, est désigné comme cathédrale en 1930, titre qu’il conservera jusqu’en 1998. Cette « promotion » rejaillit aussi sur le village de Gravelbourg, qui est alors reconnu comme étant la principale collectivité de langue française de la Saskatchewan.


Le « BIJOU » DES PRAIRIES CANADIENNES

Pierre Elliott Trudeau, le poinG levé, s'adresse aux résidents de Gravelbourg.

Lors de la campagne fédérale de 1974, Pierre Elliott Trudeau prononce un discours à l'intérieur de la cathédrale de Gravelbourg.

Photo : Radio-Canada / Archives

Lors de la campagne électorale fédérale de 1974, Pierre Elliott Trudeau fait un arrêt à Gravelbourg. Son discours prononcé depuis l’intérieur de la cathédrale marque les esprits. Il qualifie l’édifice religieux de véritable bijou culturel. Je suis toujours ému quand, hors du Québec, je rencontre cette fidélité, cette force de caractère, cette ténacité qui fait que vous et vos pères ont pu exister ici dans ce pays immense en préservant vos valeurs linguistiques et culturelles, déclare alors le père de Justin Trudeau.


UN SITE HISTORIQUE NATIONAL

Vue d'ensemble de la co-cathédrale.

La co-cathédrale Notre-dame-de-l'Assomption à Gravelbourg, de nos jours.

Photo : Radio-Canada / Sophie Chevance

Depuis juillet 1995, la co-cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption est classée lieu historique national, tout comme la résidence de l’évêque et le couvent Jésus-Marie, dont le sort est aujourd'hui incertain. La co-cathédrale accueille environ 1500 curieux chaque année.

Notre dossier 100 ans de la co-cathédrale de Gravelbourg

Saskatchewan

Culture