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Avalanche Québec veut plus d’argent du gouvernement provincial

Montagne skiable en milieux alpin

Le 8 janvier 2019, six personnes qui skiaient au mur des Patrouilleurs, au mont Albert en Gaspésie, ont été blessées dans une avalanche. (archives)

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Isabelle Larose

Avalanche Québec presse le gouvernement provincial d'accroître son financement destiné à la sécurité en avalanche, à l'instar de ce qu'a fait Ottawa. Le soutien du gouvernement provincial pourrait permettre à l’organisme gaspésien, qui fêtera bientôt ses 20 ans, d’élargir ses services.

Avalanche Québec a sollicité trois ministères provinciaux dans l’espoir de mettre la main sur 150 000 $, soit plus du double de l'an passé. Alors que la saison des avalanches commence en général au début de décembre dans les Chic-Chocs, Avalanche Québec a seulement reçu la confirmation d’un appui de 30 000 $ du ministère de la Sécurité publique.

L'organisme sans but lucratif souhaite que le gouvernement provincial emboîte le pas à Ottawa qui, l’an dernier, a annoncé une subvention ponctuelle de 25 M $ pour stabiliser et accroître les services de sécurité en avalanche partout où ils sont nécessaires au pays pour une période d’au moins 10 ans.

Quelle est la mission d'Avalanche Québec?

Protéger le public, prévenir les accidents et améliorer la sécurité en avalanche à travers une offre d’activités et de services de sensibilisation, d’information et d’éducation à la population du Québec.

Avalanches Québec veut profiter de cette aide du fédéral pour bonifier ces services qui sont actuellement concentrés en Gaspésie, mais le modèle de financement d'Ottawa requiert toutefois la bonification des contributions des provinces concernées.

Les besoins sont estimés à 5 M $ annuellement au pays, explique le directeur général d'Avalanche Québec, Dominic Boucher. Si on fait le calcul, on fait à peine cinq ans avec cet argent-là. C’est pour ça qu’on veut pouvoir assurer la collaboration de notre partenaire provincial.

Dominic Boucher accorde une entrevue, dehors, près d'une montagne

Le directeur d'Avalanche Québec, Dominic Boucher (archives)

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Des bulletins quotidiens

Selon le directeur général d'Avalanche Québec, la participation de Québec est vitale pour que l'organisme puisse réaliser sa priorité: celle de produire des bulletins de prévision d'avalanches quotidiens pour le secteur des Chic-Chocs, du 1er décembre au 30 avril.

À l'heure actuelle, les ressources d'Avalanche Québec permettent seulement de préparer ces bulletins aux deux jours, ce qui ne correspond pas aux pratiques recommandées par la Commission de secours alpin international.

Les bulletins de prévisions d’avalanche sont basés sur la météo, explique M. Boucher. C’est un élément qui change beaucoup. C’est certain que si nous devons faire des prévisions d’avalanche pour les 48 prochaines heures, il y a beaucoup de choses qui peuvent changer entre-temps.

Le mont Albert enneigé, sous un ciel nuageux.

Des avalanches se déclenchent régulièrement sur le mont Albert, dans le parc national de la Gaspésie. (archives)

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Rejoindre plus de monde, partout en province

Avalanche Québec souhaite aussi un financement bonifié de Québec pour offrir des activités de sensibilisation à une clientèle plus large que les skieurs ou planchistes hors piste qui profitent des montagnes gaspésiennes.

L’organisme estime que les motoneigistes sont à risque d’être confrontés aux avalanches, car de plus en plus d’adeptes s’aventurent hors des sentiers battus.

Journée de sensibilisation aux risques d'avalanches dans le parc de la Gaspésie

Journée de sensibilisation aux risques d'avalanches organisée par Avalanche Québec dans le parc de la Gaspésie (archives)

Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Avalanche Québec souhaite également développer un atelier de sensibilisation destiné aux élèves.

On veut mieux préparer les jeunes aux réalités des risques d’avalanche, explique Dominic Boucher. Ce sont les prochains à fréquenter les montagnes.

Dans un horizon de trois à cinq ans, Avalanche Québec voudrait également offrir des services au-delà de la Gaspésie, car d’autres régions québécoises présentent des risques d’avalanches.

Au cours de l’hiver dernier, Avalanche Québec a dénombré six accidents d’avalanche au Québec :trois dans les Chic-Chocs en Gaspésie, deux sur la Côte-Nord (Franquelin et Sept-Îles) et un au Saguenay-Lac-Saint-Jean (L’Anse-St-Jean). Ces accidents ont touché des motoneigistes et des skieurs de l’arrière-pays.

Avalanche Québec est l’unique centre d’expertise de sécurité en avalanche à l’est des Rocheuses. L’organisme soulignera ses 20 ans d’existence au cours de l’hiver.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

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