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Au moins 17 ans d'emprisonnement pour avoir tué sa fiancée

Nicholas Fontanelli répond aux questions des journalistes.

Nicholas Fontanelli a plaidé coupable du meurtre de sa fiancée, Samantha Higgins, et d'outrage à son cadavre.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Charest

Geneviève Garon

Nicholas Fontanelli devra passer au moins 17 ans derrière les barreaux, pour le meurtre horrible de sa jeune fiancée, Samantha Higgins, en juillet 2015 à Montréal. L'homme de 26 ans a présenté ses excuses après que des membres de son ancienne belle-famille eurent offert des témoignages crève-cœur, mardi.

Quand Samantha est morte, je suis morte aussi. Je suis vide à l'intérieur, a déclaré Vanessa Higgins, en sanglots devant le tribunal. Dans un témoignage poignant, la mère de la victime a raconté à quel point le meurtre l'a démolie. Samantha était ma fille, ma meilleure amie, mon roc. [...] La blessure est immense, a-t-elle poursuivi.

La douleur serait peut-être moins dévorante si c'était un étranger qui lui avait arraché sa fille, a avancé Vanessa Higgins.

Mais c'est plutôt son gendre qui a reconnu l'avoir tuée et démembrée dans leur appartement de l'arrondissement LaSalle.

Après avoir plaidé coupable à des accusations de meurtre non prémédité et d'outrage au cadavre il y a deux semaines, Nicholas Fontanelli a automatiquement écopé de l'emprisonnement à vie. Suivant la suggestion commune des parties, le tribunal l'a condamné à passer au moins 17 ans derrière les barreaux avant d'être admissible à la libération conditionnelle.

Des excuses

Je suis vraiment désolé et j'ai des remords sincères pour ce que j'ai fait. Je souhaiterais que ça ne se soit jamais passé, a déclaré Nicholas Fontanelli sur le banc des accusés, sous le regard de sa mère et de ses sœurs venues assister à l'audience.

Parmi les circonstances aggravantes de l'affaire, la poursuite a souligné le caractère « troublant » du meurtre brutal. Me Louis Bouthillier a insisté sur les efforts déployés par le meurtrier afin d'effacer les traces de son crime sanglant dans son appartement et de disposer du corps.

Ce qui s'est passé cette nuit-là était sous l'impulsion du moment, a mentionné son confrère de la défense, Me Marc Labelle, sans toutefois tenter de minimiser le geste posé par son jeune client.

« Ce que Samantha aurait souhaité »

C'est une affaire extrêmement difficile et sensible, a mentionné le juge James Brunton, après avoir rendu sa décision, visiblement très compatissant à la douleur de la famille.

Il a invité les proches éplorés « à penser [à] ce que Samantha aurait souhaité » et à tenter de reprendre goût à la vie.

La Cour soupçonne qu'elle aurait voulu que les membres de sa famille chérissent sa mémoire, mais continuent d'essayer de réussir leur vie, a-t-il écrit dans son jugement.

Nicholas Fontanelli avait rapporté la disparition de la mère de ses deux enfants le 7 juillet 2015. Deux jours plus tard, des restes de la femme de 22 ans avaient été retrouvés par des fermiers dans une rivière de Hinchinbrooke, en Montérégie.

La cause de la mort n’a pas pu être déterminée, mais l’asphyxie est une possibilité. La nuit du meurtre, Nicholas Fontanelli avait appelé sa demi-sœur pour lui confier qu’il avait étranglé sa conjointe dans leur appartement. Il a plaidé coupable moins d’un mois avant l'ouverture prévue de son procès, coupant court aux procédures judiciaires.

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