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Craintes et espoirs de la communauté fransaskoise après les élections

L'absence d'élus libéraux dans la province fait craindre pour les infrastructures et les services destinés aux Fransaskois.

Alpha Barry, Denis Simard et Elsie Miclisse dans le studio de l'émission radio Point du jour.

Table ronde sur le résultat de l’élection fédérale en compagnie du président de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), Jean Johnson (au téléphone), le président du Conseil scolaire fransaskois (CSF), Alpha Barry et le président de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), Denis Simard et l’animatrice Elsie Miclisse.

Photo : Radio-Canada

Gabrielle Proulx

Avec un gouvernement libéral minoritaire et la résurgence du Bloc québécois à Ottawa, des acteurs de la communauté fransaskoise et de la francophonie canadienne ont bon espoir de mener à terme la modernisation de la Loi sur les langues officielles.

En table ronde l’émission Point du jour, le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), Jean Johnson, a dit qu'il fallait « capitaliser » sur la présence prochaine du Bloc québécois à la Chambre des communes en vue d’avancer la modernisation de la Loi sur les langues officielles.

Des « alliés naturels » à Ottawa

Lorsque [le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet] a dit que les communautés francophones et acadienne du Canada ont besoin d’être traitées au même niveau que les anglophones du Québec [...], il s'est présenté comme un allié important, mentionne M. Johnson.

On se retrouve avec des alliés naturels, a renchéri Denis Simard, président de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF).

La modernisation de la Loi sur les langues officielles doit être un dossier sur lequel on va foncer. On a eu l’engagement du gouvernement, à cet effet, avance-t-il.

D’autre part, la réélection d’un gouvernement libéral est de bon augure, note le président du Conseil scolaire fransaskois (CSF), Alpha Barry.

Nous avons quand même eu un avant-goût sous le leadership de l’honorable [ministre du Patrimoine] Mélanie Joly, qui a [déjà] commencé le travail [...] Moi, je suis quand même optimiste en ce sens-là. La modernisation de la loi sera au coeur des priorités, dit-il.

« M. Goodale avait été là pour nous »

Après la défaite du candidat libéral Ralph Goodale, au pouvoir depuis 26 ans dans la circonscription Regina-Wascana, certains craignent pour l’avenir des infrastructures destinées à la communauté fransaskoise.

On a perdu un allié cher, qui est M. Ralph Goodale. [...] Je ne [sais] pas à quel point nos amis anglophones réalisent qu’ils viennent essentiellement d’abandonner l’argent fédéral pour nos projets d’infrastructures en Saskatchewan , explique le président de l’ACF, Denis Simard.

Hier soir, c’est clair que la perte de Ralph Goodale est un gros chaos pour la Saskatchewan. [...] Dans le plan d’action libéral se trouve de l’argent pour pouvoir appuyer la construction des écoles en milieu minoritaire, affirme le président du CSF, Alpha Barry.

Appel au dialogue

Au lendemain des élections, les 14 circonscriptions de la Saskatchewan sont toutes devenues conservatrices.

Cette nouvelle dynamique politique pourrait poser certains défis quant au développement des dossiers fransaskois, indique le président de l’ACF, Denis Simard.

On va se faire entourer d’une communauté anglophone fâchée. J’ai peur de revivre ce qu’on a déjà vécu dans le passé [par rapport] au fait français, affirme-t-il.

Il va falloir vraiment qu’on joue un jeu très intéressant pour trouver des alliés potentiels, ajoute-t-il.

Avec la montée en bloc du Parti conservateur en Alberta et en Saskatchewan, Jean Johnson, de la FCFA, craint de rencontrer un backlash au niveau [des] communautés francophones. C’est [aux francophones] de commencer un dialogue avec la société civile anglophone [...] et les députés fédéraux.

Jean Johnson se dit prêt à travailler avec l’ensemble des formations politiques siégeant à la Chambre des communes, à Ottawa.

Nous, quand on travaille au niveau communautaire, on n’est pas intéressé dans la partisanerie, parce que la partisanerie, c’est nos communautés, ajoute-t-il.

Denis Simard est du même avis.

Ici, même si c’est une vague bleue, ça ne change absolument rien au fait qu’on va maintenir des contacts avec tous ses députés. Ça s’adonne qu’on a le chef de l’opposition dans notre région. Donc, on va continuer à demander des rencontres, dit-il.

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