•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Justin Trudeau divise pour régner, martèle Andrew Scheer

Andrew Scheer parle dans un micro, devant quatre drapeaux du Canada.

Andrew Scheer a vanté les résultats de son parti au vote populaire, qui ont été meilleurs que ceux des libéraux.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Joëlle Girard

Pour Andrew Scheer, le verdict du vote populaire est clair : les Canadiens se rangent derrière ses troupes. Dénonçant les politiques de division de Justin Trudeau, le chef conservateur a bien l'intention d'être en poste pour mener son équipe vers la victoire lors d'élections qui pourraient être « hâtives », selon lui.

Les libéraux ont eu beau récolter une trentaine de sièges de plus que les conservateurs, soit 157 contre 121, pour Andrew Scheer, le résultat du vote populaire démontre que son parti a l'appui des Canadiens. Les conservateurs ont récolté 33,4 % du vote, contre 33,1 % pour les libéraux.

Plus de Canadiens ont appuyé ma plateforme et mon équipe hier soir que tout autre parti, a soutenu mardi Andrew Scheer, au moment de faire le bilan de la soirée électorale. C’est une sonnette d’alarme que les Canadiens tirent à monsieur Trudeau.

Justin Trudeau divise pour régner. Voyez [la résurgence du] mouvement séparatiste au Québec et les deux provinces qui ont complètement rejeté l’approche libérale.

Andrew Scheer, chef du Parti conservateur

Au Québec, les libéraux ont en effet perdu 5 sièges, tandis que le Bloc québécois a triplé sa députation, raflant 32 circonscriptions. Du côté des Prairies, les conservateurs ont remporté tous les sièges en Alberta et en Saskatchewan, à l'exception de la circonscription d'Edmonton-Strathcona, qui est allée au Nouveau Parti démocratique.

Pour le chef conservateur, ces résultats prouvent que les politiques libérales polarisent les Canadiens. Les souverainistes au Québec sont de retour, et l'Alberta et la Saskatchewan ont complètement rejeté les politiques de Justin Trudeau, a encore résumé M. Scheer. Quand je lui ai parlé, je lui ai dit qu'il devait prendre acte des résultats troublants d'hier soir.

Il est essentiel que Justin Trudeau prenne ce message au sérieux, a ajouté Andrew Scheer, qui estime que son adversaire libéral s'en prend aux citoyens des provinces de l'Ouest. Il doit arrêter les attaques contre le secteur énergétique.

Andrew Scheer s'est ainsi fait le porte-parole de la colère de l'Ouest, affirmant que le chef libéral devait absolument comprendre qu'un secteur énergétique fort contribue à la réussite du pays en entier.

Nous allons tout faire pour nous assurer que ce gouvernement fédéral change de cap. Il ne peut pas tuer les gros projets qui font circuler notre énergie partout dans le monde, a-t-il affirmé, lui qui s'est employé à faire la promotion d'un projet de corridor énergétique tout au long de la campagne électorale.

Le chef conservateur s'est aussi défendu de vouloir faire tomber ce nouveau gouvernement à tout prix. Il a toutefois affirmé qu'il incombait maintenant à Justin Trudeau de travailler avec les premiers ministres qu'il a démonisés tout au long de la campagne.

Andrew Scheer ne s'est ainsi pas prononcé sur l'approche que son équipe allait privilégier dans le contexte minoritaire. Nous serons prêts, quand le temps viendra, quand le gouvernement tombera, pour offrir aux Canadiens le gouvernement qu’ils méritent, a-t-il réitéré.

Notre dossier Élections Canada 2019

Politique fédérale

Politique