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Un gouvernement libéral minoritaire à Ottawa permet à la C.-B. de poursuivre sur sa lancée

Des mains de partisans libéraux faisant le signe de la victoire avec en arrière-plan une grande affiche libérale.

L'élection d'un gouvernement libéral minoritaire rassure plusieurs leaders politiques de la Colombie-Britannique.

Photo : Reuters / Stephane Mahe

Timothé Matte-Bergeron

Plusieurs leaders politiques de la Colombie-Britannique ont poussé un soupir de soulagement en apprenant que les libéraux formeront un gouvernement minoritaire, même si certaines pommes de discorde ne risquent pas de disparaître de sitôt.

Les Canadiens ont rejeté les politiques d’austérité et embrassé les politiques de coopération, a écrit sur Twitter le maire de Vancouver, Kennedy Stewart, lundi soir. Mes félicitations à Justin Trudeau et Jagmeet Singh qui ensemble détiennent une majorité de sièges à la Chambre des communes.

Celui qui était député du Nouveau Parti démocratique (NPD) dans la circonscription de Burnaby-Sud de 2015 à 2018 et de Burnaby-Douglas de 2011 à 2015 avant de se lancer en politique municipale s'attend à ce que le Parti libéral (PLC) et le NPD s’entendent pour traiter en priorité des enjeux comme le logement abordable et le transport en commun.

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, le néo-démocrate John Horgan, a aussi félicité Justin Trudeau pour sa victoire. J’ai hâte de continuer à travailler avec vous pour rendre la vie des gens meilleure, a-t-il déclaré sur Twitter, le soir des élections.

Cela contraste avec les réactions du premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, et surtout celle de son homologue de la Saskatchewan, Scott Moe, qui exigent des gestes concrets pour protéger l’unité nationale et « éteindre l’incendie » qui fait rage dans l’Ouest du pays.

Un enjeu continue toutefois à diviser John Horgan et son homologue fédéral : le projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain, que le gouvernement Trudeau a approuvé pour la deuxième fois en juin dernier.

La controverse Trans Mountain

Je ne pense pas que [l’élection d’un gouvernement minoritaire] ait un impact sur Trans Mountain, a affirmé mardi en mêlée de presse le ministre de l’Environnement de la Colombie-Britannique, George Heyman. Je pense que les libéraux sont tout à fait clairs : ils en sont propriétaires.

M. Heyman soutient que son gouvernement continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir pour s’assurer de protéger les intérêts économiques et environnementaux de la Colombie-Britannique, en insistant pour avoir les protections les plus strictes possible contre un potentiel déversement catastrophique de pétrole.

Victoria a demandé un avis sur la constitutionnalité d’une loi provinciale d’évaluation environnementale qui donne le pouvoir à la province d’imposer de strictes conditions au passage d’hydrocarbure sur son territoire. La cause sera ultimement tranchée par la Cour suprême du Canada.

Transport en commun : les attentes restent grandes

Jonathan Côté, maire de New Westminster et président du Conseil des maires du Grand Vancouver (organisation qui réunit les 21 maires de la région pour toute décision relative au transport en commun), est prêt à travailler avec le gouvernement minoritaire libéral et ses éventuels partenaires.

Tant les libéraux que le NPD ont des engagements forts en matière d’investissement dans le transport en commun, a-t-il dit en entrevue.

Nous avons des plans très ambitieux pour la région, et d’avoir un partenaire fédéral fort est absolument nécessaire, entre autres pour développer notre réseau de SkyTrain

Jonathan Coté, président, Conseil des maires du Grand Vancouver

Jonathan Coté avait critiqué assez vertement la plateforme conservatrice en matière d’infrastructure, dont l’application aurait mené, selon lui, à la mise au rencart de nombreux projets de transport en commun.

Le Parti conservateur a fait élire un plus grand nombre de députés dans le Grand Vancouver que lors des élections générales de 2015. Ils ont aussi amélioré leur score à l’échelle provinciale, tant en nombre de sièges (17, contre 9 en 2015) que pour le vote populaire.

Cette fois, il y a plus de députés conservateurs, constate le maire Coté. Je crois que c’est une belle occasion pour le Conseil des maires, de pouvoir collaborer avec eux et faire en sorte qu’ils se fassent les promoteurs de la région et de ses besoins à l’intérieur de leur parti.

Colombie-Britannique et Yukon

Politique provinciale