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« Il n’y a pas de projet de sixième pont », assure le maire de Gatineau

Le maire répond aux questions des journalistes après une conférence de presse à la salle Vidéotron.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin

Photo : Radio-Canada

Emmanuelle de Mer

Le maire de Gatineau a dû remettre les pendules à l'heure, mardi, au sujet de l'appui du conseil municipal à un éventuel sixième pont enjambant la rivière des Outaouais. « Il n’y a pas de projet de pont. Il y a des études qui sont mises à jour, c’est tout », a assuré Maxime Pedneaud-Jobin, réagissant ainsi à la déclaration du député réélu dans la circonscription de Gatineau.

Dans son discours de remerciement, Steven MacKinnon a répété son intention d'établir un sixième lien entre les deux rives. Nous avons une ville qui s'est développée au cours des ans et où le réseau de transport n'a pas suivi. Ça inclut bien sûr un sixième lien et du transport en commun, a-t-il lancé. Il a de plus ajouté qu'une résolution devait être déposée mardi à ce sujet au conseil municipal de Gatineau.

Le maire a contredit le député, précisant qu'une proposition sur le transport était prévue dans la foulée de l'appel de propositions lancé par la Commission de la capitale nationale (CCN). Celle-ci souhaitait trouver un consultant qui puisse produire un plan intégré de transport régional.

Cet appel a cependant été annulé à la suite de l’intervention du maire Pedneaud-Jobin, lequel estime que la CCN devait d’abord consulter ses partenaires avant de lancer une telle démarche.

Le maire précise que plusieurs conseillers à Gatineau souhaitent mieux comprendre ce processus de la CCN, ses objectifs et ses conséquences avant de se prononcer. Je vais déposer une résolution après que j’aurai eu le temps d’échanger plus longuement avec les élus là-dessus, explique M. Pedneaud-Jobin.

Toujours deux priorités pour le transport à Gatineau

Le maire en a profité pour rappeler les priorités de Gatineau en matière de transport. D'abord, le prolongement du Rapibus à l'est. [Le projet] est financé, il faut le faire. On attend des autorisations de Québec, a-t-il souligné.

Ensuite, le financement du train léger qui desservira l'ouest de la ville. En juin, Québec s'est engagé à financer 60 % des coûts, dont le total est estimé à 2,1 milliards de dollars. Il reste maintenant au fédéral à confirmer sa part.

Durant la campagne, les libéraux ont d’ailleurs donné leur appui au train léger, en proposant un fonds de financement du transport au commun. C’est exactement ce dont on a besoin, a soutenu le maire. Ça va nous permettre d’aller chercher les montants qu’on voulait. Le chèque n’est pas dans la poste, mais l’appui a été quand même assez clair et le moyen de le financer est là.

Surtout, le maire a été ferme : il est essentiel que les partenaires avancent ensemble pour améliorer le transport dans la région.

Dans le passé, quand des gens ont dit : “On veut une infrastructure” à répétition, et qu’ils l’ont poussée sans avoir tous les partenaires autour de la table, ça a toujours échoué.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Si le pont sert à aller se stationner sur la 174, on ne règle le problème de personne, a-t-il ajouté. Selon lui, un éventuel pont serait pertinent si le transport en commun s'y arrimait des deux côtés de la rivière des Outaouais et s’il ne créait pas de nouvelles congestions. Il faut qu’on avance ensemble. Sinon, on va perdre du temps, de l’argent et de l’énergie, a-t-il résumé.

Un résultat d’élections satisfaisant pour Gatineau

Par ailleurs, le maire de Gatineau se réjouit de l’élection d’un gouvernement libéral minoritaire, soulignant que le programme du parti est très intéressant pour les villes. Il cite notamment des investissements annoncés dans le logement, le transport en commun et les infrastructures.

C’est un gouvernement avec qui on travaillait bien et avec qui on va continuer de bien travailler, a-t-il dit.

Je vois l’avenir de façon très, très positive, parce que le programme du gouvernement en poste reflète les besoins de Gatineau.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Le statut minoritaire des libéraux ne semble pas l’inquiéter. M. Pedneaud-Jobin estime que les partis qui peuvent avoir la balance du pouvoir – le NPD, le Parti vert, le Bloc québécois – vont parfois plus loin que les libéraux.

Je ne sais pas comment la dynamique de gouvernement va jouer pour ou contre des projets comme ça, mais quand je regarde les programmes, ce n’est pas un handicap [...] au contraire, résume-t-il.

Ottawa-Gatineau

Politique municipale