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L’Université de Moncton à Edmundston veut mieux accueillir les Autochtones

Le principal pavillon du campus, un grand édifice de style ancien.

L'Université de Moncton se prépare à établir un centre pour mieux accueillir et intégrer les étudiants autochtones à son campus d'Edmundston.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Radio-Canada

L'Université de Moncton jette les bases d’un futur centre autochtone à son campus d'Edmundston, au Nouveau-Brunswick.

Le projet pilote vise à développer des outils avec la Première Nation malécite du Madawaska pour mieux intégrer sa culture au campus.

Jessica Gagnon, membre de cette Première Nation, fait des études en éducation au campus d'Edmundston pour être près de sa famille. Mais son intégration au campus n'est pas facile.

Souvent, je vais me réveiller puis je vais être stressée, on dirait, de parler de ma culture. Puis, vraiment, c'est parce que je ne me fais pas prendre au sérieux, explique-t-elle.

Jessica Gagnon en entrevue dans un salon de l'Université.

L'étudiante malécite Jessica Gagnon espère que les Autochtones se sentiront plus chez eux au campus d'Edmundston grâce au projet.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

L'Université de Moncton veut mettre sur pied un centre autochtone pour améliorer la situation. Le ministère de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail du Nouveau-Brunswick y consacrera 80 000 $ par année au cours des trois prochaines années.

Le projet pilote découle des améliorations recommandées en matière d’éducation dans le rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada.

C'est premièrement de s'assurer qu'on accueille bien les gens du peuple autochtone, qu'ils se sentent bien sous nos toits, qu'on les accompagne dans tout leur parcours pédagogique qu'ils souhaitent, explique la vice-rectrice de l’Université de Moncton, campus d'Edmundston, Madeleine Dubé.

Un coordonnateur sera embauché et chargé de développer des outils avec la communauté malécite pour faciliter l'intégration des jeunes Autochtones au campus. Il y aura aussi une composante de sensibilisation du personnel à la culture autochtone.

Les professeurs auront également un rôle important à jouer en matière de projets de recherche et de modification des programmes. Comment on peut intégrer les perspectives autochtones, les connaissances et aussi les modes de connaissance autochtone dans les cours, souligne la professeure de littérature Pénélope Cormier.

Madeleine Dubé en entrevue dans son bureau.

La vice-rectrice de l’Université de Moncton, campus d'Edmundston, Madeleine Dubé, explique que le centre a pour but de mieux accueillir et accompagner les Autochtones durant leurs études.

Photo : Radio-Canada / Bernard LeBel

Des Malécites dont la langue maternelle est le français préfèrent dans bien des cas étudier en anglais à l'Université du Nouveau-Brunswick, selon Jessica Gagnon, parce qu'il y existe déjà un centre autochtone. Elle croit que l’établissement d'un centre semblable au campus d'Edmundston appuiera le recrutement.

Ça va les encourager à venir ici. Ça va les encourager à se dire : “J'ai quelque part pour moi, où j'appartiens”, dit-elle.

L'Université de Moncton a trois ans pour développer son centre autochtone. Après quoi, elle devra trouver d'autres sources de financement pour assurer sa viabilité à long terme.

D’après un reportage de Bernard LeBel

Nouveau-Brunswick

Éducation