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Le vivre-ensemble : 849 000 $ pour faciliter l’intégration des nouveaux arrivants à Gatineau

Groupe d'amis de plusieurs origines.

La nouvelle initiative vise à développer une stratégie de visibilité et de communication sur le vivre-ensemble à Gatineau.

Photo : iStock / william87

Pascal Gervais

Les gouvernements fédéral, provincial et municipal ont dévoilé mardi matin une nouvelle entente en matière de vivre-ensemble afin de faciliter l’intégration sociale et économique des personnes immigrantes à Gatineau.

L'instauration de l'entente a été adoptée au conseil municipal de Gatineau mardi soir.

Plus tôt dans la journée, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin avait fait part de ses espoirs sur une foule d'enjeux, notamment la francisation des nouveaux arrivants.

M. Pedneaud-Jobin s'est montré emballé par l’engagement des membres du gouvernement fédéral et provincial et les nombreuses mesures à la portée de la Ville de Gatineau pour mieux intégrer les immigrants.

Le vivre-ensemble dans les villes est un défi majeur dans nos sociétés. Gatineau aborde cet enjeu avec la conviction que le vivre-ensemble contribue au rayonnement, à l’identité et à la vitalité de la communauté. Cette entente donne à Gatineau et ses partenaires de nouveaux moyens pour offrir à tous un cadre de vie accueillant et inclusif, a mentionné le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Quand nous disons que les immigrants qui arrivent à Gatineau ne partent jamais, c’est parce que nous les accueillons bien, parce qu’il y a de l’intégration économique et ça, ça ne serait pas possible sans les partenaires qui ont appris à se parler.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

La diversité croissante pose un grand défi du vivre-ensemble, la diversité c’est extrêmement stimulant, ça enrichit nos communautés, mais nous ne pouvons pas faire semblant que ça n’amène pas un certain nombre de défis, a ajouté le maire de Gatineau.

La nouvelle Table de concertation vise quatre initiatives :

  • Développer une stratégie de visibilité et de communication sur le vivre-ensemble à Gatineau;
  • Mettre sur pied une structure et une mécanique de concertation sur le vivre-ensemble à Gatineau;
  • Soutenir des initiatives locales qui favorisent le rapprochement interculturel et l’inclusion;
  • Mettre en place des conditions pour favoriser le vivre-ensemble au sein de l’administration municipale.
Maude Marquis-Bissonnette répond aux questions des journalistes.

Maude Marquis-Bissonnette, conseillère du district du Plateau et présidente de la Table de concertation du vivre-ensemble et de l’immigration.

Photo : Radio-Canada

Pour sa part, la conseillère du district du Plateau et présidente de la Table de concertation du vivre-ensemble et de l’immigration, Maude Marquis-Bissonnette, est d’avis qu’en élaborant ce plan d’action, Gatineau assume pleinement ses responsabilités de deuxième pôle d’immigration au Québec.

Encore une fois, Gatineau est à l’avant-garde des politiques visant l’inclusion des nouveaux arrivants, et c’est ainsi que nous réussirons à bâtir ensemble une communauté soudée et florissante, a-t-elle mentionné.

Centre de prévention de la radicalisation

Questionné sur la mise sur pied d’un éventuel Centre de prévention de la radicalisation à Gatineau, M. Pedneaud-Jobin a affirmé que la Municipalité a fait marche arrière dans ce dossier.

Si vous avez suivi la saga à Montréal, le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence a vécu des moments assez difficiles, nous avons reculé en voyant ça, a-t-il répondu.

Le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence (CPRMV) a reçu en septembre près d’un million de dollars de la Ville de Montréal pour réaliser son plan d’action 2019-2020, mais il doit du même coup recentrer ses activités sur la métropole.

En mars dernier, la Ville de Montréal, qui finance le Centre avec le ministère de la Sécurité publique du Québec, a demandé à une direction temporaire de réévaluer le mandat de l'organisme. Cette décision a été précédée d'allégations de mauvaise gestion visant son directeur Herman Deparice-Okomba.

La réévaluation de la mission du CPRMV devait ne durer que quatre mois. Finalement, elle s’est échelonnée entre les mois de mars et septembre.

Ottawa-Gatineau

Politique fédérale