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L'espion présumé Cameron Ortis libéré sous caution

Les deux hommes ouvrent une porte.

Cameron Ortis a pu quitter le palais de justice d'Ottawa mardi matin en compagnie de son avocat, Ian Carter.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

L'ancien directeur général du renseignement de la GRC Cameron Ortis, soupçonné d'avoir joué les taupes au sein de la police fédérale, a obtenu sa libération sous caution en attendant son procès, mardi matin. Il a immédiatement pu quitter le palais de justice d'Ottawa en compagnie de son avocat.

Arrêté le 12 septembre dans le cadre d'une enquête de la GRC et du FBI, Cameron Jay Ortis est accusé d'avoir enfreint la loi canadienne sur les secrets officiels en tenant de transmettre des secrets d'État à une puissance étrangère ou à une organisation terroriste.

L'homme de 47 ans fait face à 7 chefs d'accusation, dont communication non autorisée d'informations opérationnelles, abus de confiance et utilisation non autorisée d'un ordinateur dans le cadre de ses fonctions.

Les infractions présumées vont du 1er janvier 2015 au 12 septembre de cette année.

Cameron Ortis regardant au loin.

Cameron Ortis a été photographié mardi matin pour la première fois depuis qu'il a fait les manchettes des journaux le mois dernier, au lendemain du déclenchement de la campagne électorale.

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Dans le cadre de ses fonctions comme directeur général du renseignement, Cameron Ortis avait accès à des informations et documents ultrasecrets – des renseignements qui pourraient causer des dommages importants au Canada et à ses alliés, voire compromettre la sécurité nationale, selon des documents consultés par CBC, le réseau anglais de Radio-Canada.

Ces documents révèlent par ailleurs que l'arrestation de Cameron Ortis est liée à l'enquête sur Phantom Secure, une entreprise canadienne basée à Vancouver qui vendait des téléphones intraçables à de grands criminels partout dans le monde.

Toujours selon ces documents, c'est l’arrestation par la justice américaine du grand patron de Phantom Secure, Vincent Ramos, qui a permis aux policiers de remonter jusqu’à Cameron Ortis.

Un fardeau inversé

Contrairement à ce qui s'applique à de nombreuses infractions pénales, Cameron Ortis avait la charge de démontrer pourquoi il devait être libéré sous caution en attendant son procès.

Aussitôt la décision rendue, il a souri à sa famille. Sa mère a versé quelques larmes sans faire de bruit.

Les raisons qui ont motivé le juge à lui accorder sa liberté sous caution sont protégées d'un interdit de publication, tout comme les preuves présentées lors de l'audience. Les conditions qu'il devra respecter peuvent toutefois être révélées.

Selon les termes de la décision judiciaire, Cameron Ortis devra habiter chez ses parents à Abbotsford, en Colombie-Britannique, et se présenter à la GRC une fois par semaine. Il lui sera également interdit d'utiliser un appareil capable de se connecter à Internet.

Aucune date n'a encore été fixée pour la tenue de son procès.

Avec les informations de Laurie Trudel, de Catharine Tunney et de La Presse canadienne

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