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La Bibliothèque publique d'Ottawa lutte pour offrir plus de livres électroniques

Une personne tient un livre électronique.

Dans une lettre, John Sargent, président-directeur général de Macmillan Publishers, a expliqué que la décision de restreindre l'accès aux livres électroniques répondait à la crainte croissante que les bibliothèques « cannibalisent les ventes » des nouvelles versions.

Photo : Associated Press / Emily Spartz/The Argus Leader

Radio-Canada

La Bibliothèque publique d'Ottawa (BPO) prévient les usagers que leur accès aux livres électroniques pourrait bientôt être compromis par la décision d'un important éditeur.

À compter du 1er novembre, les bibliothèques publiques ne pourront acheter qu'un seul exemplaire de tout nouveau livre électronique publié par Macmillan Publishers. Après huit semaines, ils pourront acheter des exemplaires supplémentaires.

Cela placera notre bibliothèque dans une position difficile, a déclaré Danielle McDonald, directrice générale de la BPO.

Jusqu'à présent, la Bibliothèque publique d'Ottawa a généralement acheté de 10 à 15 exemplaires de livres électroniques nouvellement publiés, a indiqué Mme McDonald.

Ce qui nous préoccupe, ce n'est pas tant les temps d'attente plus longs, mais ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter le livre, ou qui ont des problèmes de mobilité et qui ne peuvent pas sortir de la maison. Ils comptent sur nous pour leur fournir du contenu, a précisé Mme McDonald.

Les bibliothèques prennent la parole

La Bibliothèque publique d'Ottawa demande à ses usagers de signer une pétition pour défendre la liberté des bibliothèques d'acheter et de prêter du contenu numérique et exiger que l'éditeur Macmillan collabore avec les bibliothèques pour offrir un accès aux nouveaux contenus numériques des livres électroniques.

Les éditeurs doivent savoir que la culture numérique est une importante richesse dans notre société, a déclaré Mme McDonald.

Macmillian fait partie d'un groupe de cinq éditeurs qui contrôlent collectivement la majorité du marché nord-américain de l'édition de livres grand public.

Dans une lettre adressée aux auteurs, illustrateurs et agents de l'éditeur Macmillan, John Sargent, président-directeur général de Macmillan Publishers, explique que la décision de restreindre les ventes a été prise en réponse à la crainte croissante que les prêts des bibliothèques cannibalisent les ventes.

Il semble que si l'on a le choix entre l'achat d'un livre électronique à 12,99 $ ou un prêt sans tracas gratuit, le lecteur de livres électroniques commence à se tourner fortement vers le gratuit, a écrit M. Sargent.

La directrice générale de la BPO, Mme MacDonald, a déclaré qu'elle ne comprend pas les éditeurs.

Nous achetons et nous achetons à un prix plus élevé. Ils nous font déjà payer trois fois plus cher que le prix moyen par livre électronique, a-t-elle dit. Les bibliothèques sont les défenseurs des éditeurs et des auteurs.

Ottawa-Gatineau

Culture