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Voici comment le Grand Toronto a contribué à la victoire des libéraux

Chrystia Freeland, entourée de partisans et de photographes, salue la foule.

La candidate libérale sortante dans University-Rosedale, Chrystia Freeland, a été réélue.

Photo : Reuters / Chris Helgren

Francis Beaudry

N’ajustez pas votre appareil, il y a bel et bien eu des élections dans le Grand Toronto. Les libéraux de Justin Trudeau ont répété leur performance de 2015, alors qu’ils avaient raflé toutes les circonscriptions de la Ville Reine et presque la totalité de sa banlieue.

Les libéraux ont réalisé un gain important aux dépens des conservateurs dans la circonscription de Milton, où le médaillé olympique en kayak Adam van Koeverden a défait la chef adjointe du Parti conservateur, Lisa Raitt.

Le parti de Justin Trudeau a aussi gagné son pari dans Markham-Stouffville, la candidate indépendante Jane Philpott n’y ayant pas réussi à convaincre les électeurs à la suite de l’affaire SNC-Lavalin. La libérale Helena Jaczek l’a emporté alors que l’ancienne ministre de la Santé a terminé en troisième position.

Ces résultats ne sont pas étrangers au maintien au pouvoir du Parti libéral du Canada (PLC), selon Peter Graefe, politologue à l’Université McMaster.

Le succès du PLC s’appuie sur une pluralité des voix qui repose sur leur performance dans le 905, mais aussi sur la résistance du parti à la poussée du Bloc au Québec.

Peter Graefe, politologue

L’effet Ford particulièrement ressenti dans le 905

Si les conservateurs ont fondé beaucoup d’espoir sur la banlieue torontoise, ils ont été rattrapés par l’effet Doug Ford dans la région, selon le professeur de science politique à l’Université Brock Pierre Lizée.

Plein de gens qui pensaient délaisser les libéraux, qui pensaient voter conservateur, sont revenus du côté libéral justement en raison du gouvernement Ford qui est en perte de vitesse dans les sondages en Ontario.

Pierre Lizée, professeur de science politique à l’Université Brock

Un avis partagé par Peter Graefe, qui affirme que les Ontariens ont choisi un parti de rechange lors des dernières élections provinciales et on voit qu’il y a eu quelques problèmes.

Le politologue croit aussi que la bonne santé de l’économie ontarienne ne pousse pas les gens à aller chercher un parti de rechange.

L’appel au vote stratégique fait écho dans Toronto

Malgré une hausse des intentions de vote pour le Nouveau Parti démocratique (NPD) en fin de campagne, les 25 circonscriptions de Toronto gagnées par le PLC en 2015 sont demeurées rouges.

La vieille stratégie libérale d’essayer d’écraser le vote pour le Parti vert et le NPD en fin de campagne a porté fruit.

Peter Graefe

Selon Peter Graefe, le NPD n’avait pas la capacité sur le terrain de contrer l’argumentaire des libéraux.

C’est aussi un manque des ressources sur le terrain qui a causé en partie la perte du NPD, selon lui.

Pierre Lizée croit pour sa part que plusieurs électeurs ont eu peur d’une majorité conservatrice, ce qui les a menés à voter stratégiquement aux dépens du NPD, affirme-t-il.

Avec ses 54 circonscriptions, la grande région de Toronto représente à elle seule 16 % des 338 sièges de la Chambre des communes.

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