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Le Soudan ouvre la porte à l'aide humanitaire en zone rebelle

Quatre hommes portent un document dans leurs mains.

Mohamed Hamdan Dagalo, Alhadi Idris, Salva Kiir et Tut Galwak durant la cérémonie de signature du cessez-le-feu.

Photo : Reuters / Jok Solomun

Agence France Presse

Le gouvernement soudanais a autorisé lundi la fourniture d'aide humanitaire aux régions du pays déchirées par la guerre et a renouvelé un cessez-le-feu avec les principaux groupes rebelles lors de pourparlers de paix au Soudan du Sud.

Des responsables de toutes les parties ont déclaré que Khartoum et les groupes avec lesquels il négocie avaient signé une déclaration qui maintiendra la porte ouverte à des négociations entre le nouveau gouvernement du Soudan et les rebelles.

La déclaration politique ouvrira la voie à des négociations politiques et constitue un pas vers une paix juste, globale et définitive au Soudan, a dit le général Mohamed Hamdan Daglo, figure clé du gouvernement de transition du Soudan.

Des pourparlers sont en cours depuis la semaine dernière à Juba entre le nouveau gouvernement de Khartoum et les rebelles qui ont combattu les forces de l'ex-président Omar El-Béchir au Darfour, dans les États du Nil Bleu et du Kordofan-Sud.

Les nouvelles autorités de transition, chargées de préparer l'avènement d'un régime civil après l'éviction du président Béchir, se sont engagées à ramener la paix dans ces zones de conflit.

De complexes pourparlers de paix

Les pourparlers de paix se tiennent à Juba, la capitale du Soudan du Sud, voisin et ancien ennemi qui cherche à mettre fin à sa propre guerre civile. Son président, Salva Kiir, sert de médiateur.

Le Front révolutionnaire du Soudan (SRF), un mouvement qui unit les insurgés ayant combattu le président Béchir et exigé des pourparlers de paix avec les autorités de transition de Khartoum, a déclaré que l'accord de paix conclu à Juba représentait une bonne étape.

La paix est un objectif très stratégique pour nous. La transformation du Soudan repose sur la paix, a ajouté Hedi Idriss Yahia, qui a signé l'accord à Juba lundi au nom du SRF.

Le premier ministre soudanais, Abdalla Hamdok, a souligné pour sa part lundi l'importance du dialogue pour résoudre les conflits.

Les zones où il y a des conflits sont riches en ressources, mais jusqu'à présent nous n'avons pas réussi à utiliser ces ressources à cause des conflits, a-t-il dit à la télévision.

Résoudre les conflits et parvenir à la paix est important pour notre démocratie et pour résoudre la crise économique [...] C'est pourquoi nous avons inscrit à l'ordre du jour des négociations la sécurité, le développement, la gouvernance et l'administration.

Khartoum a également accepté d'autoriser l'acheminement d'aide dans les régions marginalisées du Soudan, ravagées par le conflit, où l'accès humanitaire a longtemps été coupé sous le régime du président Béchir, notamment au Darfour, dans les monts Nouba et dans la région du Nil bleu.

La semaine dernière, le gouvernement soudanais avait annoncé un « cessez-le-feu permanent » au Darfour (ouest), au Kordofan-Sud (sud) et au Nil Bleu (sud-est), renforçant un cessez-le-feu officieux en place depuis la chute de l'ancien président Omar El-Béchir, destitué par l'armée en avril sous la pression populaire.

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