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Opioïdes : l’accord des géants pharmaceutiques est un bon signe, selon un organisme

Le Dr Brian Conway, devant un classeur de dossiers médicaux.

« Tous les gens qui ont contribué à en venir où on en est doivent prendre une part de responsabilité », dit le directeur médical du Centre des maladies infectieuses de Vancouver, le Dr Brian Conway.

Photo : Radio-Canada/Geneviève Milord

Nora Chabib

Le directeur médical du Centre des maladies infectieuses de Vancouver, le Dr Brian Conway, accueille positivement l’accord de dernière minute conclu par quatre géants pharmaceutiques au sujet de leurs responsabilités dans la crise des opioïdes.

Que le pharmaceutique dise : “Nous avons fait une erreur” en essayant de promouvoir une surutilisation d'opïodes à travers la population est très important, et puis, c'est le début de la conclusion de leur implication dans le dossier.

Dr Brian Conway, directeur médical du Centre des maladies infectieuses de Vancouver

L’entente entre deux comtés de l'Ohio et les pharmaceutiques Teva Pharmaceutical Industries, McKesson Corporation, Cardinal Health et AmerisourceBergen en marge d'un procès tenu dans une cour de district de l'État évite à celles-ci d'avoir à prouver qu'elles étaient inconscientes des dangers que représentaient la fabrication et la distribution d’antidouleurs comme le fentanyl.

Bonne nouvelle

Le fait que ces pharmaceutiques versent 250 millions de dollars à deux comtés de l’Ohio indique qu’elles se responsabilisent, ce qui est en soi important, affirme le Dr Brian Conway, selon qui les ressources considérables qui émanent de cet accord aideront à répondre à la crise des opioïdes.

Des attentes similaires en Colombie-Britannique

Selon lui, l’accord plus large incluant des milliers d'autres plaintes actuellement attendus s'élèverait à 48 milliards de dollars.

Il y a encore des débats à avoir sur [la] part de responsabilité [des] grosses compagnies pharmaceutiques.

Dr Brian Conway, directeur médical du Centre des maladies infectieuses de Vancouver

On va voir ce qui va se passer dans les mois à venir, dit-il. Il espère également que les Britanno-Colombiens pourront récupérer les coûts occasionnés par la crise des opioïdes grâce au recours collectif intenté par le gouvernement de la province contre des fabricants et des distributeurs d'opioïdes et auquel plusieurs provinces se sont jointes.

Un problème social

Le Dr Conway ne nie pas que les compagnies pharmaceutiques ont joué un rôle important dans la crise des opioïdes, mais il faut aussi réaliser la condition sociale qui se cache derrière ce fléau pour être en mesure d’apporter une réelle solution.

Dire que c’est simplement la faute des pharmaceutiques, c’est simplifier un dossier très complexe.

Dr Brian Conway, directeur médical du Centre des maladies infectieuses de Vancouver

Aux États-Unis, 400 000 personnes sont mortes de surdose de narcotiques sur ordonnance et de fentanyl illégal vendu au marché noir.

Avec les informations de Kim Vermette

Colombie-Britannique et Yukon

Crise des opioïdes