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Quels résultats pour la politique en matière de francophonie de l’Alberta?

Le drapeau franco-albertain.

Le gouvernement albertain a promis de produire des rapports annuels pour faire le point sur la mise en oeuvre de sa première politique en matière de francophonie.

Photo : Radio-Canada / Laurent Pirot

Mirna Djukic

Qu’est-ce qui a changé depuis l’adoption de la première politique de la province en matière de francophonie, en 2017? Le gouvernement albertain a promis de produire un rapport chaque année pour faire le point. Voici ce qui ressort du premier.

Dans son plan d’action 2018-2021, le secrétariat francophone définissait 74 mesures à prendre pour mettre en oeuvre sa politique sur la francophonie, sans débloquer de fonds supplémentaires.

Un an plus tard, la directrice générale du secrétariat, Cindie Leblanc, dit ne pas avoir eu de mal à faire des progrès en puisant dans les fonds existants. Ceux-ci proviennent notamment du budget annuel du secrétariat francophone ainsi que de divers programmes fédéraux et provinciaux pour la francophonie.

« Je pense que ça va très bien… », commente la directrice, « même si la politique est plutôt jeune, la mise en oeuvre est bel et bien commencée ».

Le rapport fait surtout état des consultations et des dialogues amorcés avec plusieurs groupes dans la communauté francophone. Il énumère aussi diverses initiatives qui ont vu le jour depuis 2017. En voici quelques exemples.

1. Il est maintenant possible de correspondre en français avec tous les ministères

Dorénavant, les Albertains peuvent écrire en français à un ministre ou au premier ministre et obtenir une réponse dans la même langue. Les conseils scolaires francophones et le ministre de l'Éducation, par exemple, communiquent régulièrement en français, explique Cindie Leblanc.

Les différents ministères ont ainsi envoyé un total de 30 pièces de correspondance en français cette année, selon le rapport publié jeudi.

2. Trois nouveaux programmes collégiaux au Campus Saint-Jean

Les étudiants peuvent désormais s’inscrire dans trois nouveaux programmes collégiaux au Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta.

  • Certificat d’aide en soins de santé
  • Certificat en éducation de la petite enfance
  • Diplôme en éducation de la petite enfance

3. Des services en français améliorés dans les musées

Des panneaux d’information bilingues ont été installés partout dans le nouvel édifice du Musée royal de l’Alberta. Il est aussi possible de poser ses questions en français au Musée sur les réseaux sociaux. Le personnel répondra dans la même langue.

Par ailleurs, les employés qui parlent français dans n’importe quel musée ou centre historique exploité par le ministère de la Culture portent désormais des macarons, pour aider les visiteurs à les identifier.

4. Plus de personnel francophone au ministère de l’Éducation

Deux postes permanents ont été ajoutés dans l’équipe responsable des services externes francophones au ministère de l’Éducation. Cette dernière s’occupe notamment de communiquer avec les autorités régionales et les intervenants du milieu francophone.

Deux autres postes ont été ajoutés en lien avec un programme d’étude en arts offert en français.

Le gouvernement a aussi profité d’un programme qui lui permet d’échanger des employés avec d’autres administrations (municipales ou universitaires, par exemple) pour embaucher temporairement sept francophones, afin d’accélérer l'élaboration du programme d’études en français.

Consultations et discussions en cours

Des représentants du Secrétariat francophone ont rencontré diverses associations francophones de la province pour évaluer leurs besoins, notamment l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta, ainsi que le Réseau santé albertain.

C’est un processus continu. On parle beaucoup de bâtir des relations entre le gouvernement et la communauté, dit la directrice Cindie Leblanc.

Le gouvernement est aussi en train de traduire plusieurs pages web et documents d’information. Il a par exemple fait la promotion et la distribution des ressources francophones pour les familles victimes de violence domestique. Il a aussi traduit ses documents d’information pour l’aide aux sinistrés en français.

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