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Négociations dans le secteur public : la FTQ présente ses demandes

Daniel Boyer, président de la FTQ, entouré d'hommes et de femmes.

Daniel Boyer, président de la FTQ

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) a déposé lundi ses demandes au Conseil du Trésor pour le renouvellement des conventions collectives du secteur public, qui viennent à échéance le 31 mars.

Ces demandes se limitent aux conditions de travail des employés du secteur public pour le moment.

Les demandes salariales seront déposées après la publication du rapport de l’Institut de la statistique du Québec qui devrait permettre de connaître le retard des employés du secteur public québécois par rapport aux employés municipaux et fédéraux.

La FTQ, qui représente 52 000 fonctionnaires, estime d’ores et déjà que le retard salarial est de 6,5 %.

Pour ce qui est du volet des conditions de travail, la FTQ insiste sur l’embauche et la rétention du personnel.

La centrale syndicale estime qu’un coup de barre doit être donné, notamment dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.

On demande des sous pour nos membres. Nos membres sont des employés de M. Legault qui rendent des services à la population en santé et en éducation. C’est pour ça qu’on veut avoir des conditions de travail acceptables, où ces gens vont pouvoir être valorisés au travail.

Daniel Boyer, président de la FTQ

La population du Québec, les travailleurs et les travailleuses du secteur public ont assez souffert. Il est temps de réinvestir dans les services publics, les services à la population. Si on ne redresse pas la barre rapidement, plus personne ne voudra travailler dans les réseaux de la santé ou de l'éducation, a ajouté M. Boyer.

De son côté, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) déposera ses demandes à la fois pour les salaires et pour les conditions de travail le 24 octobre, et la Confédération des syndicats nationaux (CSN), le 30 octobre. Les deux centrales comptent demander un rattrapage salarial important.

La CSN demandera une augmentation de redressement de 3 $ l'heure la première année, et de  $ l'heure ou 3% (selon ce qui est le plus avantageux) pour les deuxième et troisième années.

De son côté, la CSQ revendiquera une augmentation de 2 $ l'heure la première année et 6 % d'augmentation sur trois ans.

Les centrales syndicales qui représentent des employés du secteur public n’ont pas l’intention de former un front commun pour le moment.

Avec les informations d'Alex Boissonneault

Relations de travail

Économie