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Une chanson pour préserver la langue innue est lancée au colloque Pakatakan

Présentation de la chanson Ninan tshitauassimuauat lors du colloque Pakatakan 2019

Présentation de la chanson Ninan tshitauassimuauat lors du colloque Pakatakan 2019

Photo : Radio-Canada / Marie Kirouac

Radio-Canada

Écrite par l'auteur-compositeur-interprète Shauit, la chanson Ninan tshitauassimuauat porte sur la transmission de la langue innue au sein de la famille. C'est la musique du succès We are the World, enregistrée en 1985 et écrite par Michael Jackson et Lionel Richie, qui a été choisie pour accompagner les paroles en langue innue.

Cette chanson fait partie des outils développés par le comité Nitshikuss, un comité qui soutient les familles de Uashat mak Mani-utenam et qui promeut le développement des enfants âgés de zéro et cinq ans.

Traduite librement par Nous les enfants, Ninan tshitauassimuauat est un dialogue entre deux parents qui se questionnent sur ce qu'il faut faire afin de préserver la langue. Les enfants répondent en chœur qu'ils souhaitent en apprendre davantage sur la culture, explique Marie-Andrée Mackenzie, coordonnatrice du comité Nitshikuss.

Le bout que moi je trouve qui est encore plus puissant, c'est le bout où l'on voit Florent Vollant qui lui fait une demande honorable aux enfants, de ne pas avoir su préserver la langue avec eux, de ne pas avoir forcé plus pour leur parler en innu. Il demande pardon aux enfants.

Marie-Andrée Mackenzie, coordonnatrice du comité Nitshikuss

Un deuxième colloque Pakatakan

Cette chanson s'inscrit dans le deuxième colloque Pakatakan, qui vise à donner à la population des outils pour aider leur entourage aux prises avec des problèmes de santé mentale.

Ouverture de la deuxième édition du colloque Pakatakan

Ouverture de la deuxième édition du colloque Pakatakan

Photo : Radio-Canada / Marie Kirouac

Partages, témoignages, ateliers et conférences se succéderont jusqu'à jeudi, explique Anouk Vollant, directrice des services communautaires première ligne à Uashat mak Mani-utenam

Offrir à la population des outils vers un mieux-être collectif, c'est ça qu'on vise.

Anouk Vollant, directrice des services communautaires première ligne à Uashat mak Mani-utenam

Une préparation à ce colloque avait lieu jeudi à l'école secondaire Manikanetish. Les cours étaient remplacés par des conférences que les élèves pouvaient choisir selon leurs intérêts.

Un feu sacré a été allumé en début de colloque. Ce feu est gardé en permanence par trois gardiens, met de l'avant Anne Fontaine, membre de l'organisation du colloque.

[...]On a un feu sacré qui est allumé pendant quatre jours. Les gens peuvent donner du tabac au feu. Le feu est fait pour maintenir une lumière si on veut.

Anne Fontaine, intervenante en toxicomanie et membre de l'organisation du colloque
Anne Fontaine, intervenante en toxicomanie et Anouk Vollant, directrice des services communautaires première ligne à Uashat mak Mani-utenam

Anne Fontaine, intervenante en toxicomanie et Anouk Vollant, directrice des services communautaires première ligne à Uashat mak Mani-utenam

Photo : Radio-Canada / Marie Kirouac

La traduction en simultané de la langue innue vers le français et du français vers la langue innue était offerte lors du colloque.

Sharon Tardif et Éric Pilot ont assuré la traduction simultanée en innu-aimun et en français lors du colloque Pakatakan 2019

Sharon Tardif et Éric Pilot ont assuré la traduction simultanée en innu-aimun et en français lors du colloque Pakatakan 2019

Photo : Radio-Canada / Marie Kirouac

250 personnes sont attendues au colloque cette année, dont 35 qui proviennent de l'extérieur de la communauté.

Avec les informations de Marie Kirouac

Côte-Nord

Culture