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Le Centre hospitalier Restigouche toujours en crise, selon l'ombudsman

Le centre vu de l'extérieur.

Le Centre hospitalier Restigouche est l'hôpital psychiatrique du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

Des changements tardent au Centre hospitalier Restigouche (CHR) , six mois après le rapport qui avait dénoncé des pratiques inacceptables au sein de l'institut.

L’ombudsman du Nouveau-Brunswick, Charles Murray, avait tiré la sonnette d’alarme en début d’année concernant le Centre hospitalier Restigouche, seul institut psychiatrique de la province.

Six mois plus tard, l’Ombudsman se dit insatisfait des efforts fournis par le Réseau de santé Vitalité et du gouvernement.

Ça reste à voir. Selon les rapports que l’on reçoit, pas beaucoup a changé à l’intérieur de l’institution [...] J’attends avec beaucoup d’intérêt le premier rapport de M. Webber de ce qu’il a vu, il y a quelques jours, dit-il.

Charles Murray en discussion avec une collègue.

Charles Murray, ombudsman du Nouveau-Brunswick, lors du dépôt de son rapport sur le Centre hospitalier Restigouche, le 7 février 2019.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Je viens de comprendre qu’il a passé deux jours à l’institution et on attend les résultats de ce qu’il a vu avec intérêt, rapporte M. Murray.

Il indique que c’est son rapport qui avait finalement apporté un peu de lumière sur les conditions de travail des employés et des soins offerts aux patients. Situation malheureuse, selon lui, puisque plusieurs rapports avant le sien avaient aussi conclu que le CHR devait changer ses pratiques.

À notre avis, de ce qu’on entend de l’institution, il n’y a franchement pas beaucoup qui a changé à l’intérieur. On comprend qu’avec une telle situation, c’est difficile à changer dans une semaine [...] on est venu à la conclusion que l’institut était en crise. Et c’est toujours mon opinion.

[...] on est venu à la conclusion que l’institut était en crise. Et c’est toujours mon opinion.

Charles Murray, ombudsman du Nouveau-Brunswick

Il indique avoir reçu d’autres signalements depuis la sortie de son rapport. Si on sortait le même rapport aujourd’hui, on aurait dû ajouter plusieurs exemples, souligne Charles Murray.

M. Murray raconte avoir reçu cinq ou six plaintes assez troublantes ces derniers mois, graves à tel point que son bureau a dû intervenir auprès du CHR.

L’ombudsman croit que la majorité des problèmes ont une cause en commun : la pénurie d’employés, un problème qui ne s’est toujours pas réglé.

On ne donne pas assez de soins psychiatriques et à quelques moments, on a même pas assez d’employés pour être dans une situation qui ne met pas les patients et les employés en danger.

Charles Murray comprend que les employés travaillent très fort et qu’ils ne sont pas assez nombreux pour réussir à vaquer à toutes leurs tâches. Il espère que cette situation sera adressée plus tôt que tard.

Vitalité avait annoncé plus tôt cet automne qu’une prime de 5 % serait offerte aux infirmières qui désirent travailler au centre, une décision qui avait fortement été critiquée par le Syndicat des infirmiers et infirmières du Nouveau-Brunswick.

Avec les renseignements de Karine Godin

Nouveau-Brunswick

Soins et traitements